La comédienne Park Na-rae est au centre d’une controverse en Corée du Sud, après des accusations de favoritisme envers son ancienne manager, surnommée « Tante Jusai », et de recours à des soins médicaux illégaux. L’affaire, révélée par des publications en ligne, soulève des questions sur la pratique médicale non autorisée et l’utilisation de médicaments réglementés.
Selon des informations diffusées par la chaîne A le 13 décembre, Park Na-rae aurait emmené « Tante Jusai » sur le plateau de l’émission « I Live Alone » diffusée sur MBC TV à Taïwan en novembre 2023. Des échanges entre l’actrice et son manager, capturés à l’époque, révèlent l’inquiétude de Park Na-rae quant à la discrétion de cette situation. Elle aurait notamment demandé : « C’est un problème », « J’espère que cela ne sera pas connu en Corée » et « L’entreprise ne doit jamais le savoir », à ce que son manager aurait répondu : « Oui, je ne l’ai pas dit à l’entreprise ».
L’affaire a pris une nouvelle tournure avec la publication de photos par le média Dispatch, montrant Park Na-rae recevant une perfusion dans un officetel à Ilsan. L’actrice aurait également consommé des antidépresseurs sans ordonnance. Elle a justifié ces injections en affirmant que « Tante Jusai » possédait un diplôme médical et qu’il s’agissait simplement d’une injection nutritionnelle.
« Tante Jusai », de son vrai nom Lee, a publié le 7 décembre sur Instagram une photo d’elle en blouse de médecin dans un hôpital de Mongolie intérieure, en Chine. Elle y affirmait avoir été la première Coréenne et étrangère à devenir professeur au Collège médical de Pogang en Mongolie intérieure, et avoir même accueilli un centre de chirurgie plastique coréen. Face aux nombreuses questions sur la validité de son diplôme médical, Lee a rapidement supprimé tous ses messages.
L’ancien président de l’Association médicale coréenne, Lim Hyun-taek, a porté plainte contre Park Na-rae et Lee. L’Association des médecins pour une société équitable a déclaré le 7 décembre que le Collège médical de Pogang, d’où est censée provenir la qualification de « Tante Jusai », n’existe pas en réalité, le qualifiant d’« école de médecine fantôme ». L’Association médicale coréenne a également dénoncé le 8 décembre une « pratique médicale illégale et sans licence, en violation de l’article 27 de la loi sur le service médical », soulignant l’utilisation potentielle de médicaments psychotropes comme le clonazépam et le trazodone, dont la prescription est strictement réglementée.
À ce stade, une enquête approfondie est en cours et des sanctions pourraient être prises.
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