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Céline Amaudruz : ses mandats et revenus suscitent des critiques

Candidate au Conseil fédéral et conseillère nationale, Céline Amaudruz cumule des mandats professionnels et des participations financières qui lui rapportent entre 350’000 et…

Céline Amaudruz : ses mandats et revenus suscitent des critiques

Candidate au Conseil fédéral et conseillère nationale, Céline Amaudruz cumule des mandats professionnels et des participations financières qui lui rapportent entre 350’000 et 380’000 francs par an, soulevant des critiques sur son indépendance et ses cumuls de fonctions en ce mois d’octobre 2026.

L'annonce de la candidature de Céline Amaudruz à la succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral révèle la structure de ses revenus annexes. En plus de son indemnité de parlementaire estimée entre 130’000 et 150’000 francs par an, la conseillère nationale UDC tire des montants substantiels de ses différentes fonctions dans des conseils d’administration et de ses participations d’actionnaire. Céline Amaudruz et sa famille détiennent une participation importante dans la société cotée en Bourse, et elle figure parmi les membres les plus riches du parlement.

Les mandats et les revenus de Céline Amaudruz au Groupe Minoteries

La charge la plus rémunératrice de la candidate provient de la présidence du conseil d’administration du Groupe Minoteries, une société cotée en Bourse. Cette seule fonction lui a rapporté 152’000 francs au cours de la dernière année, auxquels s’ajoutent 60’000 francs de dividendes perçus sur sa participation dans l’entreprise, dont les actions qu’elle détient sont évaluées à environ 1,2 million de francs.

Céline Amaudruz : ses mandats et revenus suscitent des critiques
Photo : agefi.com

Ses activités s’étendent à d’autres structures, notamment l’aéroport de Genève, la société immobilière hospitalière Infracore — qu’elle a rejointe en mars 2026, selon la NZZ am Sonntag — et la société Fical. Son salaire pour ce poste n’est pas public.

Les critiques de la fondation Ethos sur les conflits d’intérêts

Ces multiples casquettes professionnelles provoquent des réactions du côté de la gouvernance d’entreprise. La fondation Ethos a recommandé à plusieurs reprises de ne pas réélire Céline Amaudruz à la tête du Groupe Minoteries, estimant que la composition du conseil d’administration manque d’indépendance.

Le directeur pointe également des interférences potentielles entre ses interventions parlementaires et ses intérêts d’affaires :

Céline Amaudruz : ses mandats et revenus suscitent des critiques
Photo : 24 Heures

Vincent Kaufmann voit d’éventuels conflits d’intérêts liés aux interventions parlementaires de Mme Amaudruz visant à affaiblir l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers.

Vincent Kaufmann, directeur d’Ethos, via Bluewin

Ses revenus totaux, combinant l’ensemble de ses mandats et activités, pourraient ainsi dépasser les quelque 480’000 francs de salaire annuel d’un conseiller fédéral.

La position de la candidate face aux interrogations financières

Déjà classée en 2017 parmi les dix parlementaires les plus riches par le magazine Bilanz, Céline Amaudruz défend la transparence de son parcours. Elle rappelle que l’ensemble de ses mandats est déclaré officiellement. Interrogée sur ses revenus, elle n’a pas souhaité communiquer de montant global, tout en assurant que les considérations financières n’ont joué aucun rôle dans sa candidature, motivée par sa volonté de servir le pays.

Ses revenus globaux se composent de ses mandats, de ses dividendes et de son activité au Conseil national.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.