Publié le 15 décembre 2023 17:29:00. Adopter un mode de vie sain et cultiver une attitude positive pourrait ralentir le vieillissement de votre cerveau de plusieurs années, selon une nouvelle étude. Les chercheurs ont constaté que l’écart entre l’âge réel et l’âge biologique du cerveau peut atteindre huit ans.
- Une combinaison d’habitudes saines et d’une attitude positive est associée à un cerveau qui paraît plus jeune.
- L’âge cérébral est estimé grâce à l’analyse par intelligence artificielle des scanners cérébraux.
- Des facteurs comme l’optimisme, les liens sociaux et un sommeil suffisant jouent un rôle crucial.
Des scientifiques ont mis en évidence un lien significatif entre le mode de vie et la santé cérébrale. En analysant des scanners cérébraux à l’aide de l’intelligence artificielle, ils sont désormais capables d’estimer l’âge biologique du cerveau, qui peut différer de l’âge chronologique d’une personne. Cette différence, appelée “écart d’âge cérébral”, est un indicateur précieux : un écart négatif signifie que le cerveau paraît plus jeune que l’âge réel, ce qui est corrélé à une meilleure santé globale.
L’étude, menée auprès de près de 200 adultes âgés de 45 à 85 ans, dont la majorité souffrait de douleurs chroniques, a examiné l’influence de divers facteurs sur le vieillissement cérébral. Les résultats ont révélé que les participants adoptant des habitudes plus protectrices et affichant une attitude plus positive avaient un cerveau qui paraissait en moyenne quatre ans plus jeune que ceux présentant moins de ces caractéristiques. Dans certains cas, cet écart atteignait même huit ans.
Plusieurs éléments contribuent à cet effet bénéfique. Il est bien établi que ne pas fumer et maintenir un tour de taille sain sont importants pour la santé en général, et donc pour le cerveau. Mais l’étude souligne également le rôle majeur des facteurs mentaux : l’optimisme, les émotions positives, un faible niveau de stress, des relations sociales épanouies et un sommeil de qualité. Ces facteurs agissent de manière synergique, c’est-à-dire que leur combinaison est plus efficace que chacun d’eux pris isolément.
Les chercheurs ont suivi certains participants pendant deux ans et ont constaté que les effets protecteurs persistaient dans le temps. Les personnes présentant des qualités protectrices au début de l’étude ont continué à vieillir plus lentement au niveau cérébral pendant cette période. Il est important de noter que la douleur chronique et les facteurs socio-économiques peuvent également influencer le vieillissement cérébral, mais l’étude confirme que le mode de vie et les facteurs mentaux restent les plus déterminants.
Source: Communications cérébrales
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