Publié le 5 novembre 2025 à 06h35. L’avenir de Christian Horner en Formule 1 reste incertain après son départ de Red Bull, mais une chose est sûre : son successeur, Laurent Mekies, semble avoir pris ses marques, ce qui pourrait dissuader l’ancien directeur sportif de revenir à un rôle de chef d’équipe traditionnel.
- Christian Horner pourrait rejoindre une autre équipe de Formule 1 à partir de 2026, après avoir trouvé un accord avec Red Bull.
- Martin Brundle, expert de Sky Sports F1, estime qu’Horner ne souhaitera pas reprendre un rôle de chef d’équipe classique.
- Les équipes de F1 privilégient de plus en plus des directeurs ayant une formation technique ou en ingénierie.
Alors que les spéculations vont bon train quant à la prochaine étape de la carrière de Christian Horner, après son départ de Red Bull, une tendance claire se dessine au sein de la Formule 1 : l’évolution du rôle de chef d’équipe. Horner est désormais libre de travailler pour une écurie concurrente à partir de 2026, après avoir trouvé un accord avec son ancien employeur, mais selon Martin Brundle, ancien pilote et actuel consultant pour Sky Sports, il est peu probable qu’il revienne à un poste de direction opérationnelle.
Brundle met en avant la performance de Laurent Mekies, le nouveau directeur de Red Bull, comme un facteur déterminant.
« Je suis très impressionné ; il aborde la tâche avec une maturité remarquable. Son ego est pratiquement inexistant. Nous voyons une nouvelle génération de chefs d’équipe ces jours-ci, n’est-ce pas ? C’est exactement pourquoi Christian [Horner] ne veut pas revenir en tant que chef d’équipe. »
Martin Brundle, expert Sky Sports F1
Selon Brundle, une solide formation en ingénierie est désormais essentielle pour gérer les équipes de course modernes, composées de spécialistes hautement qualifiés. Il souligne également le soutien politique dont bénéficie Mekies, notamment de la part de Helmut Marko.
Cette évolution s’accompagne d’une prise de décision plus collaborative, notamment en ce qui concerne des choix cruciaux comme la sélection des pilotes pour 2026. Red Bull a retardé l’annonce de ses pilotes pour 2026, ce qui illustre cette nouvelle approche.
Plusieurs équipes adoptent déjà ce modèle, privilégiant des leaders issus du domaine technique. Ayao Komatsu, le directeur de l’équipe Haas, a par exemple une longue expérience en tant que chef du département d’ingénierie des pistes, ainsi qu’en tant qu’ingénieur pneus et performances chez BAR, Renault et Lotus. Jonathan Wheatley, le directeur de l’équipe Red Bull, a également une solide expérience en tant que directeur sportif et chef mécanicien chez Benetton et Renault. Alan Permane, à la tête de Racing Bulls, a quant à lui une longue carrière en tant que directeur sportif, chef de l’exploitation et ingénieur de course senior chez Alpine.
Ces expériences, riches en compétences techniques, semblent désormais plus valorisées que le profil de Christian Horner, qui n’a pas ce type de formation.
