Publié le 22 octobre 2025 05:13:00. La disparition tragique de Fabian, huit ans, à Güstrow, a pris une tournure criminelle avec la découverte de son corps. L’enquête se concentre désormais sur l’entourage du garçon, tandis que les autorités tentent de comprendre les circonstances de ce drame.
- Le corps de Fabian a été retrouvé près d’un étang, dans une zone isolée.
- Les enquêteurs privilégient la piste d’un acte commis par une personne de l’entourage familial ou social de l’enfant.
- Un profileur criminel souligne l’importance d’examiner les dynamiques familiales, notamment dans le contexte d’une séparation parentale.
L’affaire Fabian, huit ans, a plongé la ville de Güstrow dans la consternation. Disparu le 10 octobre, le garçon a été retrouvé mort quatre jours plus tard, transformant une simple disparition inquiétante en une enquête pour meurtre. Malgré des recherches approfondies, l’identité de l’agresseur reste inconnue. Une opération policière à grande échelle s’est déroulée lundi dans une ferme à Reimershagen, mais les résultats n’ont pas encore été divulgués.
Pour tenter de comprendre les motivations possibles derrière ce crime, les enquêteurs s’appuient sur l’expertise de professionnels de la psychologie criminelle. Le profileur Axel Petermann, fort de décennies d’expérience dans l’investigation de meurtres, explique que dans de tels cas, la recherche d’indices commence généralement par l’étude de l’environnement proche de l’enfant.
« Lorsque des enfants sont tués, la recherche d’indices commence généralement dans l’environnement immédiat de l’enfant. Statistiquement parlant, de tels actes se produisent souvent dans le cadre familial ou dans un environnement social proche. Malheureusement, la violence familiale y joue un rôle majeur. »
Axel Petermann, profileur criminel
Les parents de Fabian étaient séparés, une situation qui, selon Petermann, peut complexifier l’affaire. Les séparations sont souvent sources de tensions émotionnelles, et dans certains cas extrêmes, un parent peut commettre l’irréparable pour blesser l’autre – un phénomène connu sous le nom de syndrome de Médée. Cependant, d’autres pistes sont également envisagées, notamment celle d’un agresseur extérieur.
L’endroit où le corps de Fabian a été découvert – près d’un étang isolé – suggère que l’agresseur connaissait les lieux. Selon Petermann, les auteurs ont tendance à choisir des endroits familiers pour minimiser les risques. Le fait que le corps n’ait pas été enterré, mais simplement caché, pourrait indiquer un acte commis dans la précipitation. Des traces de brûlures ont également été relevées sur les lieux, laissant supposer une tentative de dissimulation.
L’identité de la personne qui a découvert le corps de Fabian suscite également l’attention des enquêteurs. Il s’agit de l’ex-compagne du père de l’enfant, âgée de 29 ans. Les recherches du Nordkurier ont révélé que cette femme se trouvait dans le secteur au moment de la découverte. Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons de sa présence et à vérifier la cohérence de ses déclarations.
« La personne qui trouve le corps est toujours intéressante. Il faut clarifier pourquoi elle était là et si ses explications sont plausibles. »
Axel Petermann, profileur criminel
Les premières heures suivant la disparition de Fabian sont cruciales. Les enquêteurs doivent interroger la famille, les amis et les enseignants, et examiner attentivement le domicile familial à la recherche d’indices. Selon les informations du dossier complet du Nordkurier sur l’affaire, Fabian devait rester à la maison en attendant le retour de sa mère du travail.
Pour en savoir plus sur le profil psychologique d’un auteur après un tel acte, Petermann explique que les réactions varient en fonction du mobile et de la personnalité. Certains répriment le crime, tandis que d’autres sont rongés par la culpabilité. Si l’auteur fait partie de l’entourage de la victime, il craint d’être découvert et de voir l’enquête se rapprocher de lui.
À ce jour, aucune arrestation n’a été effectuée dans cette affaire, comme l’a confirmé lundi le procureur au Nordkurier.
Axel Petermann a passé près de 40 ans au sein de la police criminelle allemande, dont plus de 35 ans en tant qu’enquêteur spécialisé dans les homicides. Aujourd’hui, il met son expertise au service de familles endeuillées et d’avocats pour élucider des décès inexpliqués. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la psychologie criminelle et les techniques d’investigation.
