La fatigue, les douleurs dorsales et une sensibilité accrue aux infections pourraient signaler un manque de vitamine D, un problème qui touche plus de la moitié de la population allemande. Avec l’arrivée de l’automne et la diminution de l’ensoleillement, il est crucial de surveiller son taux de vitamine D et de prendre des mesures préventives.
Selon le dermatologue Markus Reinholz, la carence en vitamine D commence généralement en octobre. La Société allemande de nutrition (DGE) estime que 60 % des Allemands ne bénéficient pas d’un apport optimal en vitamine D, et les conséquences peuvent se manifester progressivement.
Plusieurs signes peuvent indiquer un déficit en vitamine D :
- Fatigue chronique : Un épuisement persistant est souvent le symptôme le plus courant, mais aussi le plus négligé. La vitamine D joue un rôle essentiel dans la production d’énergie cellulaire.
- Vulnérabilité aux infections : La vitamine D régule la production de peptides antimicrobiens, indispensables à la défense immunitaire. Un manque de vitamine D affaiblit ces défenses naturelles.
- Troubles de l’humeur : La vitamine D participe à l’activation d’une enzyme clé dans la production de sérotonine, un neurotransmetteur lié au bien-être. Une étude observationnelle de 2013 suggère un lien entre la carence en vitamine D et la dépression saisonnière, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires.
- Douleurs osseuses et dorsales : La vitamine D est essentielle à l’absorption du calcium. En cas de carence, l’organisme n’utilise que 10 à 15 % du calcium disponible, contre 30 à 40 % en temps normal, selon une étude de 2025.
- Faiblesse musculaire et douleurs : Une carence peut entraîner une sensation de jambes lourdes, des difficultés à monter les escaliers ou des chutes fréquentes, en particulier chez les personnes âgées.
- Perte de cheveux : La vitamine D régule le cycle du follicule pileux. Une étude de 2014 a mis en évidence un lien entre de faibles niveaux de vitamine D et la chute des cheveux, particulièrement chez les femmes.
- Cicatrisation lente des plaies : La vitamine D joue un rôle important dans les processus inflammatoires et la régénération cellulaire. Des plaies qui tardent à cicatriser, des problèmes de gencives ou des cicatrices chirurgicales mal consolidées peuvent être des signes d’une carence, comme le montre une étude de 2023.
La synthèse de vitamine D par l’organisme n’est possible qu’entre mars et octobre, selon une étude de la Revue internationale des sciences et de la recherche en santé (2024). Le reste de l’année, l’organisme doit puiser dans ses réserves.
Certaines populations sont plus à risque de carence, notamment les personnes âgées de plus de 65 ans, les employés de bureau peu exposés au soleil, les personnes à la peau foncée vivant en Europe du Nord et les personnes en surpoids, car la vitamine D a tendance à se stocker dans les tissus adipeux, selon l’Institut Robert Koch (RKI).
Un test sanguin permet de déterminer le taux de vitamine D. La DGE considère qu’une carence est présente lorsque les concentrations sériques sont inférieures à 30 nmol/L (12 ng/ml). Un apport suffisant pour la santé des os est d’au moins 50 nmol/L (20 ng/ml). La DGE recommande de réaliser ce test uniquement en cas de suspicion raisonnable ou pour les personnes à risque.
En cas de carence avérée, une supplémentation de 20 microgrammes par jour est conseillée. De mars à octobre, une exposition au soleil de 15 à 20 minutes sur le visage et les bras, deux à trois fois par semaine, peut suffire à couvrir les besoins. Cependant, pendant les mois d’hiver, la supplémentation est indispensable, selon le Dr Purewood : « Il est absolument nécessaire de prendre un supplément de vitamine D, au moins d’octobre à avril, voire jusqu’en mai. »
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