Un couple a été placé en garde à vue ce dimanche 12 octobre 2025 à Nantes, en Loire-Atlantique, après la mort d’un bébé de huit mois. L’enquête, ouverte pour « crime de délaissement », révèle que l’enfant et ses quatre frères et sœurs vivaient dans des conditions de négligence extrême.
Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a annoncé que les parents, âgés de 25 et 19 ans, seront déférés devant le parquet cet après-midi. Il a requis leur placement en détention provisoire. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’enfant décédé présentait un état de « dégradation physiologique extrême », tout comme ses aînés.
Le délaissement, défini par la loi, se produit lorsque des parents cessent de subvenir aux besoins essentiels de leur enfant et de maintenir avec lui les liens affectifs et éducatifs nécessaires à son développement. La Fondation Action Enfance précise que « le délaissement se caractérise par un refus d’exercer son autorité parentale, une absence de contact et un désintérêt pour les besoins de l’enfant en matière de santé, d’éducation et d’affection ».
Les conséquences juridiques du délaissement varient en fonction de la gravité des faits. L’article 227-1 du Code pénal prévoit une peine de sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende (environ 107 000 dollars américains) pour le délaissement d’un mineur de quinze ans. Si le délaissement entraîne une « mutilation ou une infirmité permanente », la peine peut être portée à vingt ans de réclusion criminelle (article 227-2).
Dans le cas présent, le juge d’instruction a été saisi d’un crime de délaissement ayant entraîné la mort d’un mineur de moins de 15 ans, passible de 30 ans de réclusion criminelle, ainsi que du délit de délaissement de mineurs de moins de 15 ans, puni de sept ans d’emprisonnement. À ce stade de l’enquête, aucune autre information n’a été divulguée sur les circonstances exactes du décès du bébé.
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