Édition française
En continu
---Advertisement---

Technologie et science

CFB Coaching Grades: Grading every P4 hire from this year’s cycle

Le football universitaire américain a connu un séisme durant l'intersaison, marqué par des licenciements fracassants et des mouvements d'entraîneurs spectaculaires. Alors que la saison régulière est achevée, les principaux postes vacants se pourvoient, esquissant le paysage sportif pour…

CFB Coaching Grades: Grading every P4 hire from this year’s cycle

Le football universitaire américain a connu un séisme durant l’intersaison, marqué par des licenciements fracassants et des mouvements d’entraîneurs spectaculaires. Alors que la saison régulière est achevée, les principaux postes vacants se pourvoient, esquissant le paysage sportif pour 2026 et au-delà. Décryptage des choix les plus marquants et évaluation de leurs chances de succès.

LSU : Pari risqué sur Lane Kiffin

LSU a réussi son coup de force en débauchant Lane Kiffin, l’entraîneur de Ole Miss, dans une saga de plusieurs semaines. Kiffin a quitté une équipe qualifiée pour les playoffs pour rejoindre Baton Rouge, affirmant lors de sa conférence de presse d’introduction que le poste à LSU est « différent » et même « le meilleur poste de football américain ». Reste à savoir s’il sera à la hauteur des attentes nationales.

Kiffin coche plusieurs cases pour LSU, notamment son expérience réussie en tant qu’entraîneur principal et sa connaissance de la SEC. Avec un taux de victoire en carrière de 68,8 %, il est l’entraîneur le plus performant de l’ère post-intégration de Ole Miss, ayant mené son équipe à plus de 10 victoires à quatre reprises en six saisons. Il a également fait preuve d’un talent certain pour le recrutement, et bénéficiera à LSU d’un fonds NIL (Name, Image, Likeness) estimé entre 25 et 30 millions de dollars par an. Combiné à une équipe d’entraîneurs de premier plan et à la situation géographique privilégiée de la Louisiane, riche en talents, LSU devrait redevenir un prétendant sérieux au titre.

Cependant, le coût de cette ambition est élevé. L’université a dû payer 54 millions de dollars pour se séparer de Brian Kelly, avant de proposer un contrat de sept ans à 91 millions de dollars à Kiffin, qui n’a jamais atteint le match de championnat de la SEC. Les attentes sont donc maximales, mais Kiffin a souvent peiné face aux géants de la conférence, comme Alabama et Georgia. Son flirt avec Auburn en 2022 a déstabilisé Ole Miss, et des défaites contre des équipes modestes comme Kentucky et Florida ont compromis ses chances de qualification pour les playoffs la saison dernière. Il faut également tenir compte de son tempérament exubérant, qui pourrait nécessiter une gestion financière supplémentaire si les résultats ne suivent pas.

Florida : Jon Sumrall, un choix pragmatique

Initialement intéressé par Lane Kiffin, Florida s’est tourné vers Jon Sumrall, l’entraîneur de Tulane, après avoir constaté que Kiffin ne rejoindrait pas Gainesville. La réaction des fans des Gators a été mitigée, entre déception de ne pas avoir eu Kiffin, colère face à l’embauche d’un nouvel entraîneur issu d’une conférence mineure après l’échec de Billy Napier, et frustration générale face à la situation du programme après 15 ans de résultats moyens.

Sumrall apparaît néanmoins comme un choix solide. Il possède une expérience en SEC, ayant été assistant à Kentucky et Ole Miss. Il a mené Troy et Tulane à leurs matchs de championnat respectifs lors de ses quatre saisons en tant qu’entraîneur principal, et son équipe de Tulane 2022 a terminé septième au classement SP+ en défense. Il a promis de maintenir une attaque offensive dynamique, tout en renforçant la défense, et bénéficiera de l’arrivée de Dave Caldwell, ancien directeur général des Jacksonville Jaguars, en tant que directeur général du programme.

Auburn : Alex Golesh, un pari offensif

Auburn était sur le point d’embaucher Jon Sumrall avant que Florida ne l’arrache. Après avoir envisagé de promouvoir l’entraîneur par intérim D.J. Durkin, l’université a finalement recruté Alex Golesh, l’entraîneur de USF, quelques heures seulement après sa défaite contre Alabama. Golesh a réussi à reconstruire un programme en difficulté, menant USF à un bilan de 9 victoires et 3 défaites cette saison, avec une victoire contre Florida à son actif.

Comme son ancien mentor Josh Heupel à Tennessee, Golesh privilégie une attaque agressive et rapide. Son équipe de USF a dépassé les 48 points à sept reprises cette saison. Ce style de jeu pourrait permettre à des receveurs de talent comme Cam Coleman d’Auburn de réaliser des performances exceptionnelles. L’arrivée de Golesh marque un retour à la normale après les passages tumultueux de Bryan Harsin et Hugh Freeze.

Ole Miss : Pete Golding assure la continuité

Le feuilleton Lane Kiffin a retardé la prise de décision d’Ole Miss, l’empêchant de se lancer pleinement dans la course pour des candidats comme Sumrall ou Golesh. Pour assurer la stabilité et éviter que Kiffin ne débauche toute son équipe, Ole Miss a promu son coordinateur défensif, Pete Golding, au poste d’entraîneur principal. Il mènera l’équipe vers les playoffs.

Golding a rejoint Ole Miss en 2023 après plusieurs années en tant que coordinateur défensif à Alabama, où il a été critiqué pour le manque de constance de ses unités. Il a cependant obtenu de bons résultats à Oxford, notamment en 2024, où sa défense a limité les adversaires à 4,5 yards par jeu et a terminé troisième au classement SP+ en défense. Golding apportera de la stabilité, mais comme lors de la promotion de Matt Luke en 2017, Ole Miss pourrait se retrouver à nouveau à la recherche d’un nouvel entraîneur dans quelques années.

Arkansas : Ryan Silverfield, un choix contesté

L’annonce de l’embauche de Ryan Silverfield a suscité des réactions contrastées. Les fans de Memphis ont exprimé leur joie de le voir partir, tandis que les supporters d’Arkansas se sont présentés devant les installations sportives avec des sacs en papier sur la tête. Malgré un bilan de 50 victoires et 25 défaites en six saisons à Memphis, Silverfield n’a jamais réussi à mener son équipe au-delà de la troisième place de la American Conference, malgré des investissements importants. Sa fin de saison 2023, marquée par trois défaites consécutives, n’a pas non plus inspiré confiance.

Virginia Tech : Coup de maître avec James Franklin

Virginia Tech a réalisé une excellente opération en recrutant James Franklin, disponible après son départ de Penn State. Malgré les critiques concernant ses performances dans les grands matchs, Franklin est un entraîneur qui a remporté 68 % de ses matchs en carrière et qui a été l’un des meilleurs recruteurs du pays ces 15 dernières années. Il est actuellement en train de retourner des engagements de joueurs qui étaient initialement destinés à Penn State. Dans une ACC en pleine mutation, Franklin pourrait rapidement propulser Virginia Tech au sommet de la conférence.

Kentucky : Will Stein, un jeune talent prometteur

Après une tentative avortée de Mark Stoops de rejoindre Texas A&M en 2023, et une défaite cuisante contre Louisville, Kentucky a décidé de se séparer de son entraîneur. Will Stein, un jeune entraîneur prometteur, a été choisi pour lui succéder. Après avoir fait ses preuves en tant que coordinateur offensif à UTSA et Oregon, il revient dans son État natal pour relancer le programme des Wildcats.

Michigan State : Un pari risqué avec Pat Fitzgerald

Après l’échec de Jonathan Smith, Michigan State a pris un pari risqué en embauchant Pat Fitzgerald, malgré le scandale de harcèlement qui a conduit à son licenciement de Northwestern. Son bilan récent est également préoccupant, avec seulement 4 victoires en 20 matchs lors de ses deux dernières saisons.

Oklahoma State : Eric Morris, un spécialiste des quarterbacks

Eric Morris, qui a mené North Texas sur le point de se qualifier pour les playoffs, a été recruté pour remplacer Mike Gundy après 20 ans de service. Il est réputé pour son expertise en matière de développement de quarterbacks, ayant travaillé avec des joueurs comme Patrick Mahomes, Baker Mayfield et Cam Ward.

UCLA : Bob Chesney, un outsider ambitieux

UCLA, confronté à des difficultés financières et à des problèmes liés à son stade, a surprondu en embauchant Bob Chesney, un entraîneur qui a gravi les échelons du football universitaire sur la côte Est. Il a un bilan impressionnant de 131 victoires et 51 défaites, et a remporté sept titres de conférence.

Kansas State : Collin Klein, un retour aux sources

Après le départ de Chris Klieman, Kansas State a fait confiance à Collin Klein, un ancien joueur emblématique du programme, pour prendre les rênes. Il a fait ses preuves en tant que coordinateur offensif à Texas A&M, et son retour est perçu comme un choix logique pour les Wildcats.

Cal : Tosh Lupoi, un fils du terroir

Après neuf saisons décevantes, l’ère Justin Wilcox à Cal est terminée. Tosh Lupoi, un ancien joueur de Cal, a été choisi pour relancer le programme. Il a acquis une solide expérience en tant que coordinateur défensif à Washington, Alabama et Oregon.

Stanford : Tavita Pritchard, un pari sur l’avenir

L’embauche de Tavita Pritchard, un ancien quarterback de Stanford, a été accueillie avec scepticisme. Cependant, le véritable pouvoir décisionnel réside désormais entre les mains d’Andrew Luck, le directeur général du programme.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.