Publié le 21 octobre 2025 14:43:00. Une étude menée en Bavière révèle une baisse significative des niveaux de vitamine D dans la population pendant la pandémie de Covid-19, particulièrement chez les femmes âgées et les habitants des villes, en raison d’une exposition réduite au soleil.
- Les niveaux moyens de vitamine D ont diminué durant la période de la pandémie.
- La proportion de personnes souffrant d’une carence en vitamine D a augmenté, passant de 31,2 % à 35,2 %.
- Les femmes de plus de 60 ans et les citadins sont les plus touchés par cette baisse.
Une analyse des données de plus de 292 000 patients bavarois a permis de mettre en évidence cette tendance inquiétante, selon l’Université Ludwig Maximilian de Munich. Les chercheurs attribuent cette diminution à un mode de vie plus sédentaire imposé par les confinements, le télétravail et les restrictions sur les loisirs, réduisant ainsi l’exposition au soleil, source principale de vitamine D.
La vitamine D, essentielle à la santé des os, joue également un rôle important dans le système immunitaire et peut contribuer à prévenir les maladies auto-immunes et les fractures osseuses. Une carence en vitamine D peut donc augmenter la vulnérabilité aux infections.
L’étude a comparé les résultats d’analyses de laboratoire réalisées deux ans avant le début de la pandémie et ceux obtenus pendant la crise sanitaire. Les résultats montrent une augmentation significative de la proportion de personnes présentant une carence, notamment chez les jeunes adultes (18-39 ans), où elle est passée de 34,6 % à 37,8 %.
Un contraste géographique est également apparu : les taux de carence étaient systématiquement plus élevés en milieu urbain qu’en milieu rural. Les chercheurs expliquent que les conditions de vie en ville – moins d’ensoleillement en raison de la densité de la construction, espaces verts limités et pollution atmosphérique plus importante – entravent la production naturelle de vitamine D par la peau.
Selon l’étude, les femmes de plus de 60 ans ont été particulièrement affectées par cette baisse des taux de vitamine D. Les chercheurs suggèrent que l’augmentation de la charge mentale et du stress familial pendant la pandémie pourrait avoir contribué à cette situation.
AFP
À ne pas manquer
