Home MondeChez Gabriella Pession : “Après Londres, Prague, USA (et 24 déménagements) j’ai choisi de vivre à Rome”

Chez Gabriella Pession : “Après Londres, Prague, USA (et 24 déménagements) j’ai choisi de vivre à Rome”

by Clara Dubois

Une table de ping-pong dans l’entrée, des tableaux abstraits dans le garage à la place de la voiture… L’actrice Gabriella Pession et son mari, l’acteur Richard Flood, ont trouvé à Rome un foyer où l’art de vivre et l’épanouissement de leur fils priment sur les considérations esthétiques.

Après plus d’une décennie passée à déménager à travers l’Europe et les États-Unis – Daytona Beach, Prague, Los Angeles, Milan, Dublin, Londres, Trieste – Gabriella Pession espère que ce lumineux appartement du quartier Parioli sera leur point d’ancrage. « La table de ping-pong à l’entrée ? Le bonheur de mon fils vaut mieux qu’une maison-musée », confie l’actrice.

Le choix de Rome, selon elle, est dicté par la volonté d’offrir à leur fils, Giulio, 11 ans, une éducation humaniste et un environnement stimulant. « Malibu est magnifique une demi-heure, mais pour la vie, nous avons préféré une ville qui était une galerie d’art à ciel ouvert », explique-t-elle. Giulio, surnommé affectueusement « Micro Jannik » en raison de ses cheveux roux, poursuit déjà un entraînement intensif au tennis, nourrissant l’ambition de devenir un champion.

L’appartement témoigne de cette passion : une raquette dédicacée par Jannik Sinner trône sur un mur, aux côtés de photos avec Rafael Nadal. Sous l’inscription anglaise « Never Give Up » (Ne jamais abandonner), s’alignent les médailles remportées par le jeune sportif. Un dessin de Giulio représentant le stade de Roland Garros, accompagné de la phrase « Le tennis est mon sport préféré. J’adore jouer sur terre battue. Quand je serai grand, je veux y jouer », est fièrement exposé près du réfrigérateur.

Gabriella Pession, elle-même ancienne patineuse artistique, comprend l’importance de la discipline et de la persévérance. « La compétition a dû me l’enlever », regrette-t-elle, évoquant une blessure qui a mis fin à sa carrière sportive. Aujourd’hui, elle trouve son équilibre dans la marche et le yoga, pratiqué chaque jour grâce à des cours en ligne avec un professeur basé à Los Angeles.

L’appartement est un reflet des goûts éclectiques du couple. Dans la salle de bain, un papier peint floral anglais contraste avec une photographie de Cassius Clay. La bibliothèque abrite « L’Histoire sans fin » de Michael Ende et des œuvres de la littérature russe, « des livres qui sont bons quand on n’a pas sommeil », selon l’actrice.

La cuisine, avec sa grande cheminée, est devenue le cœur de la maison. « Richard pensait que la cheminée devait être dans le coin poêle, alors qu’avant elle était dans la salle à manger », raconte Gabriella Pession. « Et à la fin de la journée, on se retrouve tous les trois à cuisiner ensemble, il n’y a pas un soir où on n’allume pas le feu, même en été. » Richard Flood, son mari, se révèle être un cuisinier talentueux, spécialisé dans la préparation du chowder, une soupe traditionnelle irlandaise, ainsi que du pain noir et du saumon.

Le cinéma de Gabriella Pession n’est pas mis en avant. Aucune photo ne rappelle ses rôles aux côtés d’Anthony Hopkins dans la série « Ceux qui vont mourir », ni sa collaboration avec Lina Wertmüller dans « Ferdinand et Carolina ». « La maison n’est pas un trophée pour montrer ce que j’ai fait », affirme-t-elle. Cependant, le scénario de « Mamma non mamma », une série dont elle est la créatrice et la co-auteure, est toujours posé sur la table de la cuisine, en vue de son tournage en février prochain, sous la direction de Giulio Manfredonia.

Le studio rouge pompéien est principalement réservé à Richard Flood, qui a récemment terminé le tournage des séries « Grey’s Anatomy » et « The Gone ». L’appartement, décoré avec des tableaux abstraits réalisés par Gabriella Pession dans le garage – où l’on trouve des toiles et des couleurs, et non la voiture – est un espace ouvert et accueillant, où la musique jazz résonne et où les chambres embaument la lavande et les bougies roses. « Une maison sans odeurs n’est pas un foyer », conclut l’actrice, qui a redécouvert la magie de Noël grâce à son fils.

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