La fête de Thanksgiving rime souvent avec excès et, pour beaucoup, avec un inconfort digestif durable. Une gastro-entérologue de renom dévoile les astuces simples pour savourer les repas de fête sans en payer le prix fort.
Après le dindon et ses accompagnements, il est fréquent de se sentir mal. Le Dr Trisha Pasricha, gastro-entérologue à la Harvard Medical School, en est témoin chaque année à l’hôpital. « Nous voyons souvent des patients, environ quatre ou cinq heures après le repas, avec des aliments bloqués dans l’œsophage », explique-t-elle. « Nous devons alors réaliser des endoscopies pour les aider à éliminer ces aliments. La première leçon est donc de bien mâcher. »
Mais comment se préparer au mieux pour éviter ces désagréments ? Le Dr Pasricha partage ses conseils pour une digestion réussie. Elle souligne l’importance de l’activité physique : « Si vous êtes une famille qui aime faire une course avant le repas, c’est une excellente idée. L’exercice stimule le système digestif et libère des endorphines, ce qui peut aider à gérer le stress familial. »
Pour ceux qui ne sont pas adeptes de la course matinale, il est préférable d’éviter de se sentir affamé avant le repas. « Plus on a faim, plus on mange vite et plus on risque de dépasser ses limites », précise-t-elle. Une stratégie efficace consiste à grignoter des amuse-gueules en début d’après-midi pour arriver au repas principal sans une faim excessive.
En ce qui concerne l’assiette, le Dr Pasricha recommande de privilégier les légumes et les protéines. « Remplissez au moins la moitié de votre assiette avec ces aliments et mangez-les en premier. Cela vous aidera à vous sentir rassasié plus rapidement et à stabiliser votre glycémie. » Les accompagnements plus riches, comme le macaroni au fromage ou les patates douces, peuvent être considérés comme des « plaisirs » à savourer avec modération.
Contrairement à une idée reçue, la dinde ne serait pas la principale cause de la somnolence post-repas. « C’est plutôt la quantité importante de glucides simples que nous consommons », explique le Dr Pasricha. L’alcool, en revanche, peut ralentir la digestion et aggraver l’inconfort. Il est donc préférable de l’éviter avant le repas ou de le consommer avec modération après avoir mangé.
Pour faciliter la digestion, une courte promenade après le repas est fortement recommandée. « Même 10 ou 15 minutes de marche peuvent aider à dissiper les gaz intestinaux », conseille-t-elle. Si la marche n’est pas possible, il est important de maintenir une bonne posture pour favoriser l’expulsion des gaz.
En conclusion, Thanksgiving ne doit pas être synonyme de malaise digestif. En adoptant quelques habitudes simples, il est possible de profiter pleinement de ce moment convivial en famille sans en souffrir par la suite. « Thanksgiving est un moment où nous nous reconnectons et partageons un repas en famille, ce qui est essentiel pour le bonheur et la longévité », conclut le Dr Pasricha. « Je ne veux pas que les gens renoncent à cette tradition, mais simplement qu’ils se sentent bien après. »
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