Monterrey, au Mexique, vibre depuis les années 1960 au rythme d’une cumbia particulière, née de l’importation de disques colombiens et transformée par les DJ locaux. Cette sous-culture urbaine, qui a valu à la ville le surnom de « Colombie Chiquita » (Petite Colombie), est aujourd’hui plus vivante que jamais.
Dans les années 1960, les disc-jockeys de Monterrey ont commencé à collectionner la cumbia colombienne et d’autres disques tropicaux pour les diffuser dans les clubs et lors des fêtes de rue. Ils ont alors expérimenté en modifiant la musique, donnant naissance à la cumbia rebajada, ou cumbia ralentie. Ce nouveau style musical, combiné à une fascination grandissante pour la Colombie, a rapidement engendré un mouvement culturel à part entière.
La cumbia rebajada n’est pas simplement un ralentissement du tempo. Elle représente une appropriation et une réinterprétation de la musique colombienne par les habitants de Monterrey, créant une identité sonore unique. Cette évolution a permis à la cumbia de s’enraciner profondément dans le paysage culturel de la ville, influençant la danse, la mode et les modes de vie.
Cette exploration de la cumbia à Monterrey s’inscrit dans une série plus vaste, intitulée « La Cumbia à travers l’Amérique Latine », qui documente visuellement les personnes, les lieux et les cultures qui perpétuent ce genre musical dans six pays différents. Le projet, mené sur plusieurs années, témoigne de la richesse et de la diversité de la cumbia à travers le continent.
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