Publié le 2025-12-23 12:57:00. Une infection grave du virus respiratoire syncytial (VRS) chez les nourrissons pourrait augmenter significativement le risque de développer de l’asthme plus tard dans la vie, selon une nouvelle étude. Des recherches menées sur des modèles animaux ont permis d’identifier les mécanismes biologiques sous-jacents à cette association.
- Les nourrissons hospitalisés pour une infection sévère au VRS présentent un risque accru d’asthme.
- L’étude, basée sur des données danoises, révèle une corrélation entre l’hospitalisation pour VRS et le développement ultérieur de l’asthme.
- Les chercheurs ont identifié des bases pathogénétiques spécifiques impliquées dans ce lien, grâce à des expériences sur des souris.
La majorité des enfants sont infectés par le virus respiratoire syncytial (VRS) durant les premières années de leur vie. Si la plupart des cas sont bénins, environ 2 à 3 % des nourrissons développent une bronchiolite nécessitant parfois une hospitalisation en soins intensifs. Bien que la plupart se rétablissent complètement, une analyse approfondie des registres nationaux danois des patients et des prescriptions médicales a mis en évidence une augmentation du risque d’asthme chez les enfants ayant été hospitalisés pour une infection grave au VRS.
L’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Science Immunology, a permis d’identifier des mécanismes biologiques précis qui pourraient expliquer cette association. Les chercheurs ont notamment étudié les réponses immunitaires déclenchées par le VRS et leur impact à long terme sur le développement des voies respiratoires. Ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de prévention et de traitement de l’asthme chez les enfants ayant subi une infection sévère au VRS.
Il est important de noter que l’asthme est une maladie complexe influencée par de nombreux facteurs, notamment la génétique et l’environnement. Cette étude ne démontre pas une relation de cause à effet directe, mais souligne l’importance de prendre en compte les antécédents d’infection au VRS lors de l’évaluation du risque d’asthme chez les enfants.
