Publié le 2 novembre 2025 à 18h50. Les réseaux criminels multiplient les contrefaçons de montres suisses, obligeant l’industrie horlogère à intensifier sa lutte contre ce fléau mondial, qui se nourrit notamment du commerce en ligne.
- L’Association de l’industrie horlogère suisse (FH) a récemment fait détruire 1,5 tonne de fausses montres saisies entre 2019 et 2025.
- Les contrefaçons proviennent majoritairement de Chine et sont acheminées via des réseaux criminels actifs en Europe, dans les Balkans, au Moyen-Orient, en Amérique latine et en Suisse.
- Le commerce en ligne, et notamment l’envoi de petits colis, est devenu un vecteur majeur de ces contrefaçons.
L’industrie horlogère suisse, réputée pour son savoir-faire et son prestige, est une cible privilégiée pour les contrefacteurs. Face à l’ampleur croissante du problème, l’Association de l’industrie horlogère suisse (FH) intensifie ses efforts pour protéger ses marques et lutter contre les réseaux criminels qui profitent de ces activités illégales.
Récemment, l’association a procédé à la destruction de 1,5 tonne de fausses montres, saisies par les douanes suisses entre 2019 et 2025. L’opération, réalisée le 24 octobre à Köniz (BE), a consisté à déchiqueter environ 7 500 articles, après avoir retiré les piles des montres à quartz afin de recycler les métaux obtenus. Selon la FH, ces contrefaçons proviennent en grande partie de Chine et sont introduites en contrebande.
Les réseaux criminels impliqués dans ce trafic sont d’une portée mondiale, opérant dans l’Union européenne, les Balkans, le Moyen-Orient, l’Amérique latine et même en Suisse. Ils utilisent des méthodes sophistiquées, similaires à celles employées pour le trafic de drogue ou d’armes, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Pour contrer cette menace, la FH multiplie les actions sur le terrain. L’année dernière, 23 sessions de formation ont été organisées pour les autorités douanières de 14 pays. Parallèlement, l’association a signalé en ligne environ 1,075 million de fausses montres, qui ont ensuite été retirées des plateformes de commerce en ligne et des réseaux sociaux.
L’opération de destruction à Köniz souligne l’importance de lutter contre les contrefaçons, non seulement pour protéger l’industrie horlogère, mais aussi pour des raisons éthiques et environnementales. 75 % des saisies douanières concernent des envois postaux, ce qui témoigne de l’essor du commerce en ligne et de la stratégie des contrefacteurs qui privilégient l’envoi de petits colis pour réduire les risques de détection et fragmenter les chaînes d’approvisionnement. Un nouveau défi pour les autorités.
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