New York a élu un maire d’origine ougandaise, Zohran Mamdani, une première historique pour la plus grande ville des États-Unis. Cette élection souligne la capacité unique du pays à intégrer des citoyens naturalisés aux plus hautes fonctions, une voie moins accessible dans de nombreux autres États.
Aux États-Unis, l’accès aux postes de pouvoir n’est pas limité aux citoyens de naissance. À l’exception de la présidence et de la vice-présidence, qui exigent une citoyenneté de naissance (article 11, section 1, clause 5 de la Constitution), les citoyens naturalisés peuvent briguer des mandats au Congrès et dans les administrations fédérales, étatiques et locales. Madeleine Albright, née en Tchécoslovaquie, a ainsi occupé le poste de secrétaire d’État, tandis que Henry Kissinger, d’origine allemande, a été conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État. Elaine Chao, née à Taiwan, a dirigé les départements du Travail et des Transports.
Cette ouverture se confirme aujourd’hui avec la présence d’élus d’origine étrangère au Congrès américain. Ilhan Omar, née en Somalie, représente le Minnesota à la Chambre des représentants, et la sénatrice Mazie K. Hirono, née au Japon et représentant Hawaï, figurent parmi les 30 membres du 119e Congrès nés à l’étranger.
L’impact des Américains naturalisés ne se limite pas à la politique. Leur contribution à l’économie, à la recherche, au sport et aux arts est considérable. Cette politique d’ouverture, qui a fait des États-Unis un modèle, ne doit cependant pas masquer les défis liés à la sécurité nationale.
À ce stade, il est crucial de renforcer la lutte contre les menaces criminelles qui pèsent sur le pays. Le trafic de drogue, responsable de plus de 100 000 décès par surdose chaque année, notamment en raison de l’afflux d’opioïdes synthétiques comme le fentanyl, la méthamphétamine, la cocaïne et l’héroïne en provenance du Mexique, de Colombie et d’Amérique du Sud, constitue une priorité. La traite des êtres humains, la cybercriminalité (avec des attaques de ransomwares et des fraudes bancaires qui coûtent des dizaines de milliards de dollars chaque année), le blanchiment d’argent et les menaces pour la sécurité nationale, liées à la collaboration entre groupes criminels transnationaux et États hostiles, exigent une réponse coordonnée.
Les coûts économiques et sociaux de ces phénomènes sont considérables, avec des conséquences sur la violence, la dépendance et la corruption. Malgré les efforts des agences fédérales comme le FBI, la DEA, le DHS et le Trésor, la capacité d’adaptation des groupes criminels et la complexité des technologies et des flux financiers rendent la lutte de plus en plus difficile. Il est donc impératif de redoubler d’efforts pour protéger le pays et ses institutions.
« La politique de la porte ouverte pour l’immigration légale vers les États-Unis a été un grand succès », souligne l’ambassadeur Joseph DeTrani. « Mais nous ne devrions pas tenir cela pour acquis. Nous et nos élus devons redoubler d’efforts pour débarrasser le pays du crime organisé et vaincre nos adversaires qui nous veulent du mal. »
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