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Comment le fondateur Christ rivalise avec l’argent

by Amélie Bernard

Publié le 26 octobre 2023 17:24:00. Un échec entrepreneurial n’est pas toujours synonyme d’arrêt de carrière. L’histoire de Christ, fondateur de Sumup, illustre comment un premier projet infructueux peut servir de tremplin vers le succès, notamment grâce à une culture plus permissive vis-à-vis de l’échec.

  • Le fondateur de Sumup, Christ, revient sur l’échec de sa première entreprise, Miosato, et explique pourquoi il n’a pas cherché de nouveaux financements.
  • Il souligne une différence culturelle entre l’Allemagne et les États-Unis concernant la perception de l’échec entrepreneurial.
  • Sumup, née des leçons tirées de Miosato, propose des solutions de paiement innovantes pour les petits commerçants.

Christ a connu l’amertume de l’échec avec Miosato, une entreprise dont il préfère ne pas trop détailler le concept. Il explique sans détour que les résultats étaient trop faibles pour attirer de nouveaux investisseurs.

« Nous ne l’avons pas fait parce que nos performances étaient si médiocres qu’il était clair que personne n’investirait »

Christ, fondateur de Sumup

Il reconnaît sa part de responsabilité, mais refuse de s’apitoyer sur son sort.

« Je ne pense pas qu’il faille projeter quelque chose comme ça sur soi-même. Alors bien sûr, c’était de ma faute, j’ai construit le produit, mais je n’ai plus de problèmes majeurs avec celui-ci maintenant. »

Christ, fondateur de Sumup

Il observe que l’Allemagne est plus réticente à accepter l’échec entrepreneurial que les États-Unis, où il est souvent considéré comme une étape nécessaire vers le succès. Berlin, cependant, se rapproche davantage de la mentalité américaine, favorisant une culture de l’erreur constructive. Son environnement berlinois lui a apporté un soutien précieux, même lorsqu’il a relancé une nouvelle entreprise avec Sumup.

L’échec de Miosato a été rapidement suivi d’une nouvelle opportunité. Deux mois après la fermeture de sa première entreprise, Christ rencontre Daniel Klein, avec qui il fondera Sumup. L’idée était simple : créer un lecteur de carte bancaire accessible à tous. Ils ont convaincu trois autres jeunes entrepreneurs de les rejoindre, et Sumup a été officiellement lancée en 2012. Aujourd’hui, Christ est le seul à gérer les opérations quotidiennes de l’entreprise.

L’expérience de Miosato a été une leçon précieuse.

« Il faut se concentrer sur les choses importantes et les faire très bien »

Christ, fondateur de Sumup

Sumup a tiré les conséquences de ces enseignements en se concentrant sur le développement d’un produit physique fiable et fonctionnel, contrairement à Miosato qui misait principalement sur une présence en ligne. Les petits commerçants peuvent acquérir le lecteur de carte le plus compact pour seulement 34 euros et payer ensuite une commission de 1,4 % par transaction. Sumup propose également un logiciel permettant d’utiliser un téléphone portable comme terminal de paiement.

Sumup se distingue de ses concurrents, tels que Zettle ou Qonto, en ne facturant pas de frais mensuels d’abonnement. Cette approche la rend particulièrement attractive pour les commerçants ayant un faible volume de ventes ou une activité commerciale occasionnelle, comme les vendeurs sur les marchés. Pour les utilisateurs fréquents, un abonnement à 19 euros par mois permet de réduire les frais de transaction à environ 0,8 %.

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