Publié le 4 janvier 2026 à 16h22. L’opération américaine visant à capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro, menée le 3 janvier, a été un succès militaire retentissant, fruit d’une planification minutieuse et d’un déploiement stratégique de forces dans la région des Caraïbes.
- L’opération « Résolution Absolue » a permis la capture de Nicolás Maduro grâce à une combinaison de renseignements précis, de préparation logistique et d’un timing opportun.
- Les préparatifs de cette opération remontent à plusieurs mois, coïncidant avec le renforcement de la présence militaire américaine dans les Caraïbes et la création de la Force opérationnelle interarmées Southern Spear.
- Des cyberattaques et des opérations de diversion ont été menées en parallèle pour neutraliser les défenses vénézuéliennes et faciliter l’accès des forces spéciales au complexe présidentiel de Caracas.
L’opération, baptisée « Résolution Absolue », a atteint son objectif grâce à une planification approfondie et à une exécution précise. R. Evan Ellis, stratège militaire et ancien conseiller politique pour l’Amérique latine au Département d’État américain, a souligné l’importance de ces éléments dans le succès de l’opération.
Selon le Pentagone, les préparatifs de cette intervention remontent à plusieurs mois, dès le début du renforcement militaire américain dans les Caraïbes et la création de la Force opérationnelle interarmées Southern Spear à l’automne 2025. Les planificateurs militaires américains ont alors commencé à élaborer différentes options pour capturer ou éliminer Nicolás Maduro et d’autres dirigeants chavistes clés, au cas où les tentatives de persuasion échoueraient.
Avant Southern Spear, la région était sous la supervision du Commandement Sud, la branche du ministère de la Défense responsable de l’Amérique centrale, de l’Amérique du Sud et de la majeure partie des Caraïbes. La création d’un groupe de travail conjoint dédié en octobre 2025 a facilité la coordination de l’opération.
La planification de l’opération du 3 janvier s’est précisée à mesure que l’administration américaine définissait un ensemble d’options concrètes. Les forces américaines ont même pratiqué le raid sur une réplique exacte du complexe présidentiel. Le président Donald Trump a déclaré à « Fox & Friends Weekend » :
« Ils ont en fait construit une maison identique à celle dans laquelle ils sont entrés, avec tout cet acier partout. »
Plusieurs facteurs ont motivé les États-Unis à agir à ce moment précis. L’accumulation de forces militaires dans la région, notamment l’arrivée du porte-avions USS Gerald R. Ford en novembre, a offert aux États-Unis la capacité de lancer des attaques contre des cibles terrestres. Un groupe amphibie Iwo Jima, comprenant un navire-hélicoptère et deux navires-plateformes de débarquement, était également positionné dans la région, accompagné de six destroyers et de deux croiseurs capables de lancer des centaines de missiles pour l’attaque terrestre et la défense aérienne, ainsi qu’un navire-mère pour les opérations spéciales.
L’autorisation des opérations de la CIA au Venezuela par Donald Trump a également joué un rôle crucial. Des individus sur place ont fourni des renseignements précieux et ont coopéré avec des membres clés de l’armée et du gouvernement de Maduro pour assurer le bon déroulement de l’opération.
Les conditions tactiques favorables ont également été déterminantes. Un bon renseignement, des accords de coopération fiables sur le terrain et des conditions météorologiques propices étaient essentiels. Trump a reconnu son autorisation d’opérations secrètes de la CIA au Venezuela en octobre, et les analystes avaient rassemblé les informations nécessaires pour mener à bien l’opération, notamment la localisation exacte de Maduro et la situation autour de lui.
Selon des informations de presse, la communauté du renseignement avait des agents sur le terrain au Venezuela, en contact avec des militaires, des dirigeants chavistes et d’autres sources d’information cruciale. Le New York Times a rapporté que les États-Unis avaient une source proche de Maduro qui fournissait des détails sur sa vie quotidienne.
Les conditions tactiques, telles que la météo, étaient également importantes. Il fallait éviter les tempêtes et les vents violents qui auraient pu mettre en danger les avions américains survolant les montagnes entre la côte et Fort Tiuna, le complexe militaire de Caracas où Maduro a été capturé.
Le général Dan Caine, président des chefs d’état-major interarmées, a donné quelques détails sur l’exécution du plan. L’opération a impliqué au moins 20 sites de lancement différents pour 150 avions et hélicoptères, notamment des avions de brouillage, de surveillance, des avions de combat et des hélicoptères transportant une unité des forces spéciales et des membres du FBI.
Les États-Unis ont également mené une série de cyberattaques pour saper les systèmes de défense vénézuéliens et perturber leur compréhension de la situation. Une interruption du réseau électrique a également été signalée, ainsi que des frappes de diversion dans d’autres régions du pays pour distraire l’armée vénézuélienne.
Les avions américains ont ensuite désactivé les défenses aériennes vénézuéliennes, permettant aux hélicoptères et autres moyens de converger vers la cible à Caracas, escortés par des chasseurs F-35, F-22 et F-18.
Il est probable que les membres de l’élite du 160e Régiment d’aviation d’opérations spéciales ont été utilisés pour l’approche du complexe de Caracas, en empruntant la route difficile à travers les montagnes qui séparent Caracas de la côte.
Une fois l’équipe débarquée, l’infiltration du complexe où se trouvait Maduro a pris quelques minutes. Selon Trump, Maduro tentait d’entrer dans son coffre-fort en acier lorsque l’équipe américaine l’a appréhendé.
« Il n’a pas fermé cet espace. Il essayait d’y entrer, mais il s’est fait bousculer si vite qu’il n’y est pas entré »,
Donald Trump, président des États-Unis.
Bien que les États-Unis aient été préparés à cette éventualité, le retard de Maduro aurait pu coûter du temps, voire des vies. Il était donc essentiel pour la mission américaine de capturer Maduro et sa femme rapidement.
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