Des accusations graves ont été portées contre le président Lee Jae-Myung, qui est soupçonné d’avoir privilégié des activités de divertissement alors que le pays était confronté à un incendie majeur dans un centre de gestion des ressources nationales. Un membre de l’Assemblée nationale a publié des éléments qui alimentent la polémique, tandis que l’entourage présidentiel dément fermement les faits.
L’origine de la controverse réside dans la publication, sur son compte Facebook, par le député Joo Jin-Woo, de photographies montrant des véhicules de police stationnés près d’une chaîne de télévision. Bien que l’authenticité et le moment exact de ces clichés n’aient pas été confirmés, M. Joo a suggéré qu’ils pourraient indiquer une visite du président Lee Jae-Myung dans un studio de diffusion pendant l’incendie.
Le député Joo a initialement affirmé que le président avait minimisé l’ampleur de la catastrophe, déclarant que l’incendie avait duré seulement deux heures alors qu’il s’était en réalité propagé pendant 22 heures. Il a alors interrogé l’exécutif sur ses activités durant cette période : « Que faisiez-vous pendant ces deux jours ? Ce n’est pas une perte de 48 heures, mais qu’est-ce que c’est ? »
L’équipe présidentielle a immédiatement réfuté ces allégations, qualifiant les affirmations de M. Joo de « fausses informations ». Kang Yu-Jeong, porte-parole de la présidence, a précisé que le président Lee Jae-Myung avait été informé de la situation par le responsable du Centre national de gestion des crises et le Conseil d’État dès le 27 septembre, le jour de son retour de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Selon la présidence, une réunion d’urgence concernant l’incendie s’est tenue le 28 septembre à 10h50, au cours de laquelle le président a reçu un rapport direct des responsables de la sécurité et des politiques. Plus tard dans la journée, à 17h30, il a participé à une réunion gouvernementale de crise.
Le Parti démocrate a également apporté son éclairage, mentionnant que l’ancien président avait lui-même été critiqué pour avoir perdu sept heures en raison d’une réunion de préparation de discours lors d’une précédente catastrophe.
La polémique a été alimentée par la diffusion sur les réseaux sociaux de photographies, prétendument prises le 28 septembre à 14h44, montrant une présence policière importante près d’une chaîne de télévision. L’identité du diffuseur n’a toutefois pas été confirmée.
