Un rapport accablant révèle que près de 20 000 enfants ukrainiens ont été déportés de force vers la Russie et les territoires occupés depuis le début du conflit, constituant le plus grand cas d’enlèvement d’enfants observé depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette pratique systématique, qui s’étend sur plus de trois ans et demi, soulève de graves préoccupations quant aux droits de l’enfant et aux motifs de ces transferts.
Au total, 19 500 enfants ont été concernés par ces déplacements forcés, selon les informations disponibles. La Russie aurait instrumentalisé le système de santé pour faciliter et légitimer ces enlèvements. Des psychologues auraient notamment délivré des documents permettant le transfert des enfants vers la Russie, sous prétexte d’une nécessité de « rééducation médicale ».
En outre, ces professionnels de la santé auraient activement contribué à l’intégration illégale des enfants ukrainiens au sein de familles russes. Le rapport souligne que ces actions ne se limitent pas à de simples transferts, mais impliquent une modification du statut juridique et familial des enfants, sans le consentement de leurs parents ou tuteurs légaux.
À ce stade, les motifs précis de ces déportations restent flous, mais l’ampleur du phénomène et l’implication de professionnels de la santé soulignent un effort coordonné pour déplacer et potentiellement assimiler des enfants ukrainiens. L’enquête se poursuit pour établir les responsabilités et les conséquences de ces actes.
