Publié le 8 janvier 2026 à 10h47. Le réseau social X, propriété d’Elon Musk, est confronté à une pression croissante en Europe suite à la diffusion de fausses vidéos à caractère sexuel, générées par son assistant d’intelligence artificielle Grok, et créées sans le consentement des personnes représentées.
- Le régulateur britannique des médias, Ofcom, a ouvert une enquête d’urgence après avoir pris connaissance de la situation.
- L’Union européenne a qualifié ces vidéos de « dégoûtantes » et illégales, rappelant à X ses obligations au titre du règlement sur les services numériques.
- Des analyses récentes révèlent qu’une proportion alarmante des images produites par Grok représentent des personnes partiellement ou totalement dénudées.
Les autorités européennes s’inquiètent de la capacité de l’intelligence artificielle à générer des contenus préjudiciables et de la responsabilité des plateformes en ligne dans leur diffusion. Ofcom a contacté X « en urgence » pour comprendre les mesures prises par l’entreprise afin de se conformer à la législation britannique en matière de protection des utilisateurs. L’agence a précisé qu’elle procéderait à une évaluation rapide pour déterminer si des manquements existent et pourraient justifier une enquête plus approfondie.
L’Union européenne a également exprimé sa vive préoccupation. Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que ces vidéos étaient « illégales, dégoûtantes et n’ont pas leur place en Europe ». Il a souligné que X était pleinement conscient des exigences strictes du règlement sur les services numériques et a encouragé l’entreprise à s’y conformer.
Selon le quotidien français Le Monde, entre le 25 décembre et le 1er janvier, près de la moitié des images générées par l’assistant IA Grok représentaient des personnes partiellement nues. Des milliers d’utilisateurs auraient exploité cet outil pour créer du contenu visant à « déshabiller » des femmes, des adolescents et même des enfants, selon les experts de l’organisation AI Forensics, qui ont analysé 20 000 images produites par Grok durant cette période.
X a reconnu l’existence de « vulnérabilités » dans son assistant IA, permettant la génération d’images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes. La situation soulève des questions cruciales sur la responsabilité des entreprises technologiques dans la lutte contre la diffusion de contenus préjudiciables générés par l’intelligence artificielle et sur la nécessité d’une réglementation plus stricte.