Home DivertissementCritique du film : Brendan Fraser est un acteur médiocre au cœur gagnant dans le doux drame ‘Rental Family’ | Actualités, Sports, Emplois

Critique du film : Brendan Fraser est un acteur médiocre au cœur gagnant dans le doux drame ‘Rental Family’ | Actualités, Sports, Emplois

by Antoine Girard

Publié le 21 novembre 2025 à 07h33. Brendan Fraser livre une performance nuancée dans « Rental Family », un drame japonais qui explore la solitude moderne et la quête de connexion humaine à travers un service peu conventionnel : la location de relations.

  • Le film aborde la question de la solitude et du besoin de liens sociaux au Japon, où la stigmatisation des problèmes de santé mentale limite l’accès à la thérapie.
  • Brendan Fraser incarne un acteur américain en difficulté à Tokyo, qui trouve un emploi inattendu en louant ses services pour combler le vide émotionnel de ses clients.
  • « Rental Family » soulève des questions éthiques sur l’authenticité des relations et les limites de la simulation émotionnelle.

Dans « Rental Family », le réalisateur Hikari propose une réflexion subtile sur la solitude et le désir de connexion dans une société contemporaine souvent déconnectée. Le film, tourné à Tokyo, met en scène un service particulier : des entreprises qui proposent de louer des acteurs pour jouer des rôles dans la vie quotidienne de leurs clients – amants, parents, amis, ou même personnes en deuil.

Brendan Fraser y interprète Phillip Vandarpleog, un acteur américain d’âge moyen, autrefois prometteur, mais dont la carrière a décliné. Il se retrouve à Tokyo, sept ans après une publicité pour un dentifrice, à la recherche d’un emploi. Son personnage, à la fois attachant et maladroit, incarne la vulnérabilité et l’inconfort, des qualités que Fraser semble maîtriser avec une aisance croissante.

Après une audition infructueuse, Phillip est contacté par son agent pour un rôle particulier : celui d’un « Américain triste » lors d’un enterrement. L’étrangeté de la situation se révèle lorsqu’il découvre que tous les participants sont des acteurs, engagés par un homme pour lui rappeler qu’il n’est pas seul. Shinji, le dirigeant de l’entreprise de location, explique à Phillip leur mission :

« Nous ne vendons pas des gens ! Nous vendons de l’émotion. »

Shinji, dirigeant de l’entreprise de location

Il souligne également que, au Japon, les problèmes de santé mentale sont souvent stigmatisés, rendant la thérapie moins accessible.

Phillip accepte alors une nouvelle mission : incarner un mari lors d’un mariage, afin de rassurer les parents et la famille de la mariée. Il enchaîne ensuite les « prestations », allant de compagnons de deuil à participants enthousiastes dans des bars karaoké. Ces relations transactionnelles semblent satisfaire les besoins de chacun, mais des complications morales émergent avec deux nouvelles missions.

La première concerne une star de cinéma vieillissante (interprétée avec émotion par Akira Emoto) qui souffre de pertes de mémoire. Sa fille engage Phillip pour se faire passer pour un journaliste et documenter sa vie. La situation devient délicate lorsque l’acteur supplie Phillip de l’accompagner secrètement dans une autre ville, contre l’avis de sa fille.

La seconde mission est encore plus complexe : Phillip est engagé pour incarner le père absent de Mia, une jeune fille, afin de l’aider à intégrer une école prestigieuse. Le piège est de taille : Mia ne doit pas savoir que Phillip est un acteur, et ils devront passer du temps ensemble pour rendre la supercherie crédible.

C’est alors que naît une relation inattendue entre Phillip et Mia (interprétée avec charme par la jeune Shannin Mahina Gorman). Leurs moments de complicité, lors de cours d’art et d’un carnaval de rue, sont magnifiés par la direction artistique du film. Cependant, cette tromperie soulève des questions éthiques : est-il acceptable de faire croire à une enfant qu’elle a un père, au risque de la blesser lorsqu’elle découvrira la vérité ?

Le film tente d’explorer ces dilemmes moraux, tout en abordant la question de l’authenticité des relations et la recherche de liens dans un monde de plus en plus artificiel. Si certains rebondissements sont plus convaincants que d’autres, « Rental Family » invite à réfléchir sur la nature de la connexion humaine et les moyens, parfois étranges, que nous employons pour la trouver.

« Rental Family », une production de Searchlight Pictures, est classé PG-13 (interdit aux moins de 13 ans) en raison de ses thèmes, de son langage et de son contenu suggestif. Durée : 103 minutes. Note : deux étoiles et demie sur quatre.

Brendan Fraser et Shannon Gorman dans une scène de « Rental Family ».

Cette image publiée par Searchlight Pictures montre Shannon Gorman, à gauche, et Brendan Fraser dans une scène de “Rental Family”. (James Lisle/Searchlight Pictures via AP)

Brendan Fraser dans une scène de « Rental Family ».

Cette image publiée par Searchlight Pictures montre Brendan Fraser dans une scène de “Rental Family”. (James Lisle/Searchlight Pictures via AP)

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