Manille, le 8 octobre 2025 – Le ministère philippin de l’Agriculture a assuré que l’approvisionnement national en riz restera stable malgré la prolongation de l’interdiction d’importations jusqu’à la fin de l’année, une mesure destinée à soutenir les producteurs locaux pendant la saison des récoltes.
- L’inventaire actuel de riz des Philippines est suffisant pour couvrir la demande pendant au moins 85 jours, même en tenant compte des pertes de production liées aux récentes intempéries.
- La production locale de riz pour 2025 est estimée entre 20,29 et 20,51 millions de tonnes métriques (MT).
- Le ministère prévoit de réimposer une restriction similaire sur les importations en février 2026, après une brève levée en janvier, afin de protéger les agriculteurs pendant la saison sèche.
Dans une déclaration faite mercredi, Arnel de Mesa, porte-parole adjoint du ministère de l’Agriculture (DA), a souligné que les stocks de riz du pays sont solides, malgré les perturbations météorologiques qui ont affecté la production agricole. Selon les estimations du Programme national du riz, la production locale pour 2025 devrait se situer entre 20,29 millions de tonnes métriques (MT) et 20,51 millions de MT, sur la base des données de l’Autorité philippine des statistiques (PSA).
M. de Mesa a précisé que même en considérant les pertes potentielles dues aux intempéries – généralement comprises entre 500 000 et 600 000 tonnes métriques par an – les stocks actuels sont suffisants. À ce jour, le DA a enregistré 278 919 tonnes métriques de pertes de palay (riz brut) en raison des typhons, des pluies de mousson et de l’activité volcanique depuis le début de l’année.
Selon les projections du ministère, si l’interdiction d’importation est maintenue jusqu’en octobre, les Philippines disposeront de 3,9 millions de tonnes métriques de riz, soit suffisamment pour 103 jours. Une prolongation jusqu’à fin novembre garantirait un stock de 3,5 millions de tonnes métriques, suffisant pour 94 jours, tandis qu’une prolongation jusqu’à fin décembre laisserait un inventaire de 3,2 millions de tonnes métriques, couvrant 85 jours.
« Nous n’avons aucun problème avec nos stocks. L’inventaire de fin est sain »,
Arnel de Mesa, porte-parole adjoint du ministère de l’Agriculture
L’extension de l’interdiction d’importation vise également à soutenir les agriculteurs locaux pendant la période de récolte et à stabiliser les prix à la ferme. Le ministère a indiqué que les importations de riz avaient déjà atteint 3,5 millions de tonnes métriques entre janvier et septembre, dépassant les 2,7 millions de tonnes métriques nécessaires, soit environ 300 000 tonnes métriques par mois.
Le ministère de l’Agriculture prévoit de réimposer une restriction similaire sur les importations en février 2026, après une levée d’un mois en janvier, afin de protéger les producteurs locaux pendant la saison sèche, qui culmine généralement entre mars et avril.
« Notre récolte de saison sèche culmine généralement de mars à avril, mais certains commencent dès février. C’est pourquoi la recommandation est d’imposer une interdiction d’importation pendant la récolte de la saison sèche »,
Arnel de Mesa, porte-parole adjoint du ministère de l’Agriculture