Home DivertissementDark depths with Emin, a homoerotic saint and punchy political posters – the week in art | Art and design

Dark depths with Emin, a homoerotic saint and punchy political posters – the week in art | Art and design

by Antoine Girard

L’art explore cette semaine les profondeurs du désespoir, la puissance de la mélancolie et les mémoires d’une époque révolue, à travers une programmation riche et variée répartie entre Londres, Margate et Édimbourg.

À la Carl Freedman Gallery de Margate, l’exposition « Crossing into Darkness » propose un regard poignant sur les seuils de la souffrance, orchestré par l’artiste Tracey Emin. L’exposition rassemble des œuvres de figures majeures telles que Goya, Munch, Louise Bourgeois et Anselm Kiefer, explorant la vulnérabilité humaine et la beauté sombre de la mélancolie. L’ouverture est prévue ce dimanche.

La National Gallery de Londres présente quant à elle « Ming Wong », une réponse artistique à la représentation homoérotique de Saint Sébastien, par l’artiste en résidence de la galerie. Cette exposition est visible jusqu’au 5 avril.

À Londres, la chapelle de Fitzrovia accueille « Souvenir », un hommage aux Londoniens des années 1970 et 1980. Iain Forsyth et Jane Pollard ont réuni les œuvres de Michael Bracewell, Sal Pittman et d’autres artistes pour évoquer une époque révolue. L’exposition se tiendra jusqu’au 8 février.

L’art narratif est à l’honneur à St John’s College d’Oxford avec « Story Painters, Picture Writers ». Julian Bell, Gala Hills et Jane Griffiths, entre autres, interrogent la relation mystérieuse entre les mots et les images, et la puissance de la narration. L’exposition se déroulera du 20 janvier au 2 février.

Enfin, à la Scottish National Portrait Gallery d’Édimbourg, « Solidarity Wins » témoigne de la force de la lutte populaire à travers des affiches, des collages et d’autres œuvres créées par la communauté locale. L’exposition est visible jusqu’au 30 avril.

Une étude récente a révélé un détail surprenant concernant le tableau « Le Taureau » de Paulus Potter, exposé au Mauritshuis de La Haye. Les testicules de l’animal ont été réduits de moitié par l’artiste pour se conformer aux sensibilités du XVIIe siècle. Abbie Vandivere, restauratrice de peintures au musée, explique : « Les testicules étaient plus gros et plus bas, toute la partie arrière de l’animal a été modifiée – mais c’est bien la taille des testicules qui a subi le changement le plus important. »

Par ailleurs, des découvertes récentes ont mis en lumière des anecdotes fascinantes sur le monde de l’art : Ian McKellen s’apprête à faire du playback sur des enregistrements audio inédits de LS Lowry, l’artiste performeur Tehching Hsieh a vécu dans une cage, s’est jeté d’une fenêtre et a passé une année attaché à un ami, David Bowie a visité une clinique psychiatrique en 1994 pour rencontrer des artistes « outsiders », et la baignoire de Joseph Beuys contiendrait les horreurs de l’histoire moderne. On apprend également que Piet Mondrian pourrait devoir son succès à une artiste lesbienne travestie vivant dans une crique de Cornouailles, et que le peintre abstrait Sean Scully puise son inspiration dans la perte, la rupture et l’éducation qu’il a reçue de « religieuses effrayantes ».

L’influence de Donald Trump sur le monde de l’art aux États-Unis est également soulignée, avec des musées et des galeries mis en péril. Enfin, la série photographique « Homo Mobilis » de Martin Roemers offre un aperçu de ce que le véhicule d’une personne révèle de sa personnalité.

L’œuvre de la semaine est « Sainte Cécile » de Pietro da Cortona, exposée à la National Gallery. Cette peinture baroque, caractéristique d’un style émotif et spectaculaire apparu en Italie au début du XVIIe siècle, met en scène une figure féminine centrale. Elle préfigure l’œuvre d’Artemisia Gentileschi, qui dépeint les femmes comme des héroïnes et des vengeresse. Cependant, comme le révèle cette œuvre d’un de ses contemporains masculins, cette focalisation sur la femme n’était pas exclusive à Gentileschi. Cortona présente Sainte Cécile comme une icône de chasteté, soulignant l’histoire de cette sainte chrétienne qui refusa les avances de son mari. Elle est également représentée à côté d’un orgue, car Sainte Cécile est devenue la sainte patronne de la musique au Moyen Âge. « Harmonieuse et vertueuse, la Sainte Cécile de Cortona invite les femmes à l’imiter et à se soumettre à l’autorité de l’Église ».

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.