Publié le 25 octobre 2025 à 12h35. Une comète interstellaire, potentiellement originaire d’un système stellaire lointain et vieille de milliards d’années, a été détectée par la NASA et observée depuis l’Observatoire du Teide aux Canaries, suscitant l’intérêt des scientifiques.
- La comète 3I/ATLAS, d’une taille estimée entre 5 et 11 kilomètres, est le plus grand objet interstellaire jamais observé traversant notre système solaire.
- Des images récentes capturées par le télescope Twin Two Meter révèlent un noyau sombre entouré d’une lueur blanche.
- Bien que certaines spéculations évoquent une origine artificielle, la majorité des scientifiques considèrent cette comète comme un phénomène naturel.
La découverte de la comète 3I/ATLAS, officiellement désignée 3I/ATLAS, a suscité une vive curiosité dans la communauté scientifique. Selon les premières études, cet objet céleste pourrait provenir d’une région inexplorée de la Voie lactée, bien au-delà de notre système solaire. Sa taille, estimée entre 5 et 11 kilomètres (soit environ 3 à 7 miles), en fait le plus grand objet interstellaire jamais détecté lors de son passage près de la Terre.
Les premières images de la comète, obtenues le 2 août par le télescope Twin Two Meter à l’ Observatoire du Teide à Tenerife, en Espagne, montrent un noyau sombre, clairement visible, entouré d’une lueur blanche. Ces images, partagées le 15 octobre par Le Télégramme de l’astronome, permettent d’appréhender la structure de cet objet venu de l’espace.
Miquel Serra-Ricart, astrophysicien et directeur scientifique de l’institut de recherche Ponts de Lumière de l’Observatoire du Teide, explique que les comètes sont connues pour leurs queues brillantes composées de gaz ionisé. Cependant, les jets cométaires, bien que plus petits, sont également un élément important de leur anatomie. Il précise que ces jets pointent généralement vers le Soleil.
« Les comètes s’échauffent inévitablement à l’approche du Soleil, mais pas toujours de manière uniforme. Le côté le plus proche du soleil se déplace plus rapidement et si un point faible devient suffisamment chaud, il peut parcourir des milliers de kilomètres, comme un geyser, vers le soleil. »
Miquel Serra-Ricart, astrophysicien et directeur scientifique de l’institut de recherche Ponts de Lumière
La comète 3I/ATLAS continue sa trajectoire vers le Soleil, avec un rapprochement prévu le 29 octobre. Elle restera visible depuis la Terre jusqu’à la mi-novembre, période durant laquelle les scientifiques pourront observer les changements survenus après son passage au plus près de notre étoile et analyser l’évolution de son jet et de sa queue.
Malgré des spéculations marginales, relayées par certains chercheurs, suggérant qu’il pourrait s’agir d’un vaisseau spatial, la grande majorité des scientifiques considèrent la comète 3I/ATLAS comme un objet naturel, une sorte de capsule temporelle provenant des premiers âges de la galaxie.
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