Publié le 27 décembre 2025 17:56:00. Le parti du Congrès s’est élevé contre une vaste opération de démolition menée par le gouvernement du Karnataka à Bengaluru, qui a entraîné l’expulsion de familles installées illégalement dans le quartier de Kogilu. L’affaire suscite des critiques, notamment de la part du gouvernement du Kerala, et une défense ferme des autorités locales.
- Le Congrès exprime sa “sérieuse inquiétude” face aux expulsions à Kogilu, estimant que l’opération aurait dû être menée avec plus de prudence et de sensibilité.
- Le gouvernement du Karnataka justifie la démolition en invoquant l’insalubrité du site et le non-respect des avis de relogement.
- Le chef du gouvernement du Kerala, Pinarayi Vijayan, dénonce une “politique agressive anti-minorité”, ce que réfute fermement le gouvernement du Karnataka.
Le parti du Congrès a fait part de son inquiétude concernant les récentes démolitions à Bengaluru, qui ont laissé des familles sans abri dans le quartier de Kogilu. Le secrétaire général du parti, KC Venugopal, a contacté le ministre en chef du Karnataka, Siddaramaiah, et son adjoint, DK Shivakumar, pour leur faire part de ses préoccupations. Selon Venugopal, l’opération aurait dû être abordée avec une plus grande considération pour l’impact humain.
Dans un message publié sur X, Venugopal a déclaré :
« J’ai parlé au ministre en chef du Karnataka, @siddaramaiah, et au vice-ministre en chef, @DKShivakumar, concernant la démolition de constructions illégales dans le village de Kogilu, à Bengaluru. J’ai exprimé la sérieuse préoccupation de l’AICC selon laquelle de telles actions auraient dû être entreprises avec beaucoup plus de prudence, de sensibilité et de compassion, en gardant l’impact humain au centre. »
KC Venugopal, secrétaire général du Congrès
Il a précisé que les responsables du Karnataka se sont engagés à prendre en charge personnellement les familles touchées, à mettre en place un mécanisme de traitement des plaintes et à assurer leur réhabilitation.
Le gouvernement du Karnataka, dirigé par Siddaramaiah et DK Shivakumar, a défendu sa décision, arguant que le site de Kogilu n’était pas adapté à l’habitation. Ils ont promis de fournir un abri temporaire, de la nourriture et d’autres nécessités aux personnes déplacées. Siddaramaiah a expliqué que des avis de relogement avaient été émis à plusieurs reprises, mais que les habitants n’y avaient pas donné suite, rendant l’opération inévitable.
« Plusieurs personnes ont illégalement érigé des abris de fortune sur la décharge de Kogilu Layout, près de Yelahanka, à Bangalore. Ce n’est pas un endroit propice à l’habitation humaine. Malgré l’émission d’avis à plusieurs reprises ordonnant aux familles de déménager, les résidents n’ont pas respecté leurs obligations. Dans ces circonstances, il est devenu inévitable de dégager l’empiètement et de quitter le site. »
Siddaramaiah, ministre en chef du Karnataka
L’opération a également suscité des réactions au-delà du Karnataka. Le chef du gouvernement du Kerala, Pinarayi Vijayan, a qualifié la démolition d’exemple de “politique agressive anti-minorité”. Siddaramaiah a immédiatement répliqué, dénonçant des propos “politiquement motivés” et témoignant d’un “manque de compréhension de la situation factuelle”. Il a souligné la distinction entre la “justice au bulldozer” et la suppression légale d’empiétements illégaux.
« Il y a une différence fondamentale entre la ‘justice au bulldozer’ et la suppression légale des empiétements illégaux. Les critiques formulées par Pinarayi Vijayan sont politiquement motivées et reflètent un manque de compréhension de la situation factuelle. »
Siddaramaiah, ministre en chef du Karnataka
