Les cinq candidats en lice pour représenter la social-démocratie à l’élection présidentielle de 2027 se sont affrontés durant près de trois heures lors d’un ultime débat télévisé diffusé sur BFMTV, ainsi que le rapporte franceinfo. Ce rendez-vous, qui s’est tenu dimanche 4 octobre, intervient à quelques jours du premier tour du scrutin organisé par le Parti socialiste et Place publique, prévu les 9 et 10 octobre, le second tour étant fixé aux 16 et 17 octobre.
Le troisième débat télévisé de la primaire de la gauche
Le plateau réunit l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal, ainsi que les députés Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. Ce débat s’est déroulé dans un contexte particulièrement tendu, marqué par la diffusion récente de propos privés de Raphaël Glucksmann.
Affrontements sur l’immigration et la fiscalité
Durant la confrontation, les candidats ont notamment été interrogés sur la question migratoire. Selon Ouest-France, Raphaël Glucksmann a affirmé que « l’immigration zéro, c’est l’effondrement de l’économie française ». Sur ce même thème, Olivier Faure et Raphaël Glucksmann se sont accordés sur la nécessité de « mettre fin à l’hypocrisie » en procédant à la régularisation des travailleurs sans papiers, à l’instar de ce qu’a fait le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, un point souligné par Olivier Faure selon franceinfo. De son côté, Jérôme Guedj a préconisé de planifier l’immigration au moyen d’une loi pluriannuelle, tout en introduisant une « préférence travail plus que la préférence nationale » pour cibler les secteurs en manque de main-d’œuvre.
https://x.com/BFMTV/status/2106781969254117724
Le débat a également porté sur la fiscalité. Ségolène Royal a déclaré vouloir rétablir en premier lieu l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) afin de garantir un minimum de justice fiscale, tout en exprimant son soutien à certains allègements fiscaux. Une proposition immédiatement contestée par Olivier Faure, qui a rappelé que ces allégements de charges coûteraient 44 milliards d’euros, estimant que « c’est bien, mais ce n’est que trois milliards » en réponse aux propositions adverses, et plaidant pour un retour sur une partie des baisses d’impôts accordées sous Emmanuel Macron.
Enjeux politiques et participation au scrutin
L’attitude à adopter vis-à-vis de La France insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon est demeurée une ligne de fracture majeure entre les candidats, prolongeant les désaccords constatés lors des deux premiers débats sur LCI et France 2. Tandis que Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj excluent tout accord avec la gauche radicale pour des raisons morales et électorales, Olivier Faure, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel estiment qu’un rassemblement sera indispensable pour gouverner à l’Assemblée nationale.
Sur le plan organisationnel, le président de la Commission d’organisation de la primaire, Patrick Mennucci, table sur plus de 90 000 votants, les inscriptions restant ouvertes jusqu’au lundi soir minuit pour un scrutin accessible aux adhérents des partis organisateurs et aux sympathisants moyennant une participation financière de 15 euros, ramenée à 10 euros pour les personnes à faibles revenus. Un sondage Elabe réalisé pour BFMTV indique toutefois qu’un quart seulement des Français s’intéresse à cette primaire, et que 72 % des sondés doutent de la qualification du vainqueur pour le second tour de l’élection présidentielle de 2027.
En savoir plus sur Raphaël Glucksmann
https://x.com/BFMTV/status/2106836627716727087
https://x.com/faureolivier/status/2106812137977086294
https://x.com/partisocialiste/status/2106824066305036388
https://x.com/partisocialiste/status/2106278073952092184
https://x.com/faureolivier/status/2106817609358324125