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Découverte étonnante de la NASA qui pourrait expliquer l’origine de la vie sur Terre

by Thomas Caron

Publié le 2025-12-07 22:29:00. Des analyses d’échantillons de l’astéroïde Bennu, rapportés sur Terre par la mission OSIRIS-REx de la NASA, révèlent la présence de sucres et d’un polymère inédit, offrant de nouvelles pistes sur l’origine des éléments chimiques essentiels à la vie dans le système solaire.

  • La mission OSIRIS-REx a permis de collecter des échantillons d’astéroïdes sans contamination terrestre.
  • Des sucres, dont le ribose et le glucose, ont été détectés pour la première fois dans un matériau d’origine extraterrestre.
  • La découverte d’un polymère inconnu pourrait éclairer les processus chimiques prébiotiques.

La NASA a annoncé une découverte scientifique majeure issue de l’analyse des échantillons ramenés par la mission OSIRIS-REx. Ces matériaux, prélevés sur l’astéroïde Bennu, contiennent des molécules organiques complexes qui pourraient apporter un éclairage nouveau sur la distribution des éléments chimiques fondamentaux au début de notre système solaire. Il s’agit d’une avancée significative dans la recherche des origines de la vie.

C’est la première fois qu’un acide aminé est identifié dans des matériaux d’origine extraterrestre, un élément qui renforce la théorie de la panspermie. Cette hypothèse suggère que la vie ne serait pas née sur Terre, mais aurait été semée depuis l’espace par des météorites, des comètes ou d’autres corps célestes transportant des micro-organismes ou des composés organiques essentiels.

Détails des résultats

Les études, publiées dans les revues Nature Geoscience et Nature Astronomy, s’appuient sur des échantillons collectés par la sonde OSIRIS-REx, lancée en 2016 et revenue sur Terre en 2023. Les chercheurs ont notamment détecté des sucres biologiquement pertinents, dont le ribose et, pour la première fois dans un matériau extraterrestre, du glucose. Ces molécules coexistent avec des bases nucléiques, des phosphates, des acides aminés et des acides carboxyliques, identifiés lors de travaux antérieurs, constituant ainsi un ensemble de précurseurs chimiques essentiels à la formation de l’ARN et des composés qui lui sont associés.

L’équipe dirigée par Yoshihiro Furukawa de l’Université de Tohoku a constaté l’absence de désoxyribose, le sucre composant l’ADN, ce qui suggère que le ribose était relativement plus abondant au début du système solaire. La présence de glucose indique également l’existence de sources d’énergie simples avant la consolidation de la Terre. Les auteurs précisent que cette découverte ne prouve pas l’existence de vie sur Bennu, mais témoigne d’une large distribution de composants chimiques essentiels.

Une autre étude, menée par des chercheurs de la NASA et de l’Université de Californie à Berkeley, a décrit un matériau caoutchouteux jusqu’alors inconnu dans les roches spatiales. Ce polymère, initialement mou et flexible, s’est durci avec le temps et contient de l’azote et de l’oxygène dans sa structure. Pour l’analyse, des fragments mille fois plus fins qu’un cheveu ont été extraits et soumis à des techniques de microscopie électronique et de rayons X à haute résolution.

Ce que révèlent les composés et comment ils se sont formés

Les auteurs avancent que ce matériau caoutchouteux s’est formé lorsque l’astéroïde parent a subi un échauffement. Des composés solubles, tels que les carbamates, se seraient alors polymérisés pour générer des molécules plus grosses et plus résistantes. Sous la pression et au toucher, le matériau se comporte comme un chewing-gum durci et pourrait fournir des précurseurs chimiques pertinents pour la chimie prébiotique.

L’étude sur les grains présolaires, dirigée par Ann Nguyen, a identifié une concentration de poussières de supernova six fois supérieure à celle observée dans les autres matériaux étudiés. Cette abondance suggère que le corps parent de Bennu s’est formé dans une région du disque protoplanétaire riche en débris stellaires, ce qui permet de mieux comprendre l’origine et la diversité des ingrédients organiques présents.

Bien que certaines parties de l’astéroïde aient été altérées par l’eau, les échantillons contiennent des zones presque intactes qui ont préservé des composés organiques et des grains fragiles. Cette conservation a permis d’analyser des matériaux très anciens et peu modifiés, et de reconstituer la répartition de certains composés dans les premiers stades du système solaire.

Réactions de la communauté scientifique

Les chercheurs se sont montrés enthousiastes face à ces résultats. Daniel Glavin, co-investigateur de la mission, s’est dit plus optimiste quant à la possibilité de trouver de la vie au-delà de la Terre, même dans notre système solaire. Les scientifiques soulignent qu’il est désormais nécessaire de comprendre pourquoi ces composants organiques n’ont pas évolué vers des structures biologiques plus complexes sur Bennu.

Les équipes ont indiqué que la prochaine étape consistera à étudier les conditions physiques et chimiques précises qui auraient favorisé les réactions prébiotiques, et à comparer les composés de Bennu avec ceux trouvés dans les météorites et les comètes. De telles comparaisons permettront d’évaluer dans quelle mesure les petits corps célestes ont contribué à la chimie primitive de la Terre.

Ensemble, ces travaux élargissent notre compréhension des ingrédients et des processus chimiques des premiers systèmes solaires et ouvrent de nouvelles perspectives de recherche sur la formation et la dispersion des précurseurs de la vie.

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