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Définition simple de ABAC et #FHIR

by Sophie Martin

La gestion de l’accès aux données de santé devient plus sophistiquée grâce à une approche basée sur les attributs (ABAC), qui offre une alternative aux méthodes traditionnelles de classification et d’autorisation. Cette nouvelle méthode permet une granularité accrue dans la protection des informations sensibles, tout en s’adaptant à l’évolution des connaissances médicales.

Au cœur de l’ABAC se trouve l’idée que les données possèdent des caractéristiques, appelées « attributs », qui peuvent être résumés en « balises de sensibilité » (SLS). Les politiques de sécurité définissent ensuite des « classifications » de données, déterminant ainsi le niveau de protection requis en fonction de ces attributs. L’accès à ces classifications est contrôlé par des « autorisations », qui correspondent à des rôles spécifiques – qu’il s’agisse de praticiens FHIR, d’équipes soignantes, de personnes associées ou de groupes d’utilisateurs, voire d’entités externes comme OAuth ou LDAP.

En résumé, un utilisateur, doté d’une ou plusieurs autorisations, accède aux données en fonction de leur classification. L’autorisation est souvent alignée sur la classification, simplifiant ainsi le processus. Cependant, l’implémentation de l’ABAC peut varier en fonction de la complexité des politiques et des besoins de gestion des risques.

Contrairement aux approches traditionnelles, l’ABAC ne nécessite pas nécessairement l’utilisation de balises de sécurité préétablies. Tout attribut peut être utilisé pour définir les règles d’accès. Par exemple, le code « signes vitaux » dans un dossier d’observation peut indiquer qu’il s’agit d’informations de santé courantes, sans caractère sensible particulier.

Si les balises de sécurité peuvent simplifier la mise en œuvre du contrôle d’accès en centralisant les connaissances sur la structure des données et le modèle d’information, elles ne suffisent pas toujours. Certaines règles, notamment celles liées à l’auteur des données ou à une période spécifique, nécessitent une analyse plus approfondie des attributs contenus dans les données elles-mêmes.

L’utilisation d’un service d’étiquetage de sécurité, intégrant une compréhension approfondie de FHIR et des connaissances médicales, permet de résumer l’ensemble des informations pertinentes dans un emplacement commun – l’élément .meta.security des ressources FHIR. Ainsi, la décision d’accès se base uniquement sur cet élément, sans nécessiter une analyse complexe de la structure des données.

En ce qui concerne l’étiquetage des données, il est possible de laisser les patients identifier les informations sensibles. Cependant, il est généralement préférable d’intégrer l’identifiant des ressources considérées comme sensibles dans la disposition de consentement FHIR. Cette approche permet de modifier le statut de sensibilité des données sans altérer leur contenu original, garantissant ainsi l’intégrité des informations.

L’étiquetage des données par les cliniciens, bien que possible, s’est avéré peu pratique. Il est donc rarement utilisé comme méthode de définition des balises de sensibilité.

Bien que les balises de sécurité puissent évoluer avec le temps, l’évaluation des données doit rester axée sur leur contenu intrinsèque. Une donnée sensible en raison de questions de genre le restera, indépendamment de la manière dont elle doit être protégée. Cependant, l’évolution des connaissances médicales peut nécessiter une réévaluation périodique des données, comme dans le cas d’un médicament initialement non sensible, mais désormais utilisé pour traiter la toxicomanie.

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