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Déjeuners matinaux, cours courts, retour de l’enseignement à distance : les journées scolaires sens dessus dessous d’Oneida

Publié le 17 octobre 2025 à 10h02. Les élèves des collèges et lycées d'Oneida, dans l'État de New York, vivent une année scolaire inhabituelle en raison de la fermeture de leur lycée suite à des inondations estivales, ce…

Déjeuners matinaux, cours courts, retour de l’enseignement à distance : les journées scolaires sens dessus dessous d’Oneida

Publié le 17 octobre 2025 à 10h02. Les élèves des collèges et lycées d’Oneida, dans l’État de New York, vivent une année scolaire inhabituelle en raison de la fermeture de leur lycée suite à des inondations estivales, ce qui a entraîné des horaires décalés et un recours accru à l’apprentissage en ligne.

  • Les élèves du secondaire commencent leurs cours à 7h du matin et terminent avant 11h, tandis que les collégiens assistent à des cours l’après-midi et complètent leur apprentissage en ligne à la bibliothèque.
  • La réduction du temps de cours en présentiel suscite des inquiétudes chez les parents quant à la qualité de l’enseignement et à la capacité des enseignants à couvrir l’ensemble du programme.
  • Les familles s’adaptent à ces nouvelles routines, mais soulignent l’isolement que représente cette situation unique par rapport aux autres districts scolaires de la région.

La situation à Oneida est le résultat direct des dégâts causés par des inondations cet été, qui ont rendu inutilisable le lycée local. Les systèmes électriques et mécaniques du bâtiment ont été gravement endommagés, obligeant le district scolaire à trouver une solution de repli rapide pour la rentrée.

Après avoir envisagé différentes options, le district a finalement décidé de regrouper tous les niveaux scolaires au sein du collège. Les élèves du secondaire y suivent des cours le matin, tandis que les collégiens occupent les locaux l’après-midi. Cette organisation a conduit à une réduction significative du temps de cours en présentiel, passant à quatre heures par jour pour les collégiens.

Pour compenser ce manque de temps, les élèves sont encouragés à suivre des cours en ligne et à bénéficier d’un soutien supplémentaire de la part des enseignants. Les responsables de l’État ont approuvé ce plan, assurant qu’il permet de respecter les 990 heures d’enseignement obligatoires pour les niveaux 7 à 12, conformément à la loi sur l’éducation de l’État.

Malgré cette approbation, les parents expriment leur mécontentement. Jessica Wagner, mère de deux élèves du secondaire, confie :

« C’est tout simplement très différent. Cela me rappelle presque l’époque du Covid. »

Lynn McHugh, une autre mère, souligne l’isolement que ressent sa famille :

« C’est plus isolant pour nous parce que nous sommes les seuls à vivre cela. Pendant le Covid, nous étions tous dans le même bateau. Maintenant, nous sommes les seuls à faire ça. »

Les familles interrogées par Syracuse.com | Le Post-Standard comprennent les difficultés rencontrées par le district scolaire et reconnaissent les efforts des enseignants pour s’adapter à cette situation exceptionnelle. Cependant, elles s’inquiètent de l’impact de la réduction du temps de cours sur la qualité de l’enseignement.

Amanda Larson, mère de jumeaux, se demande :

« Comment font-ils pour intégrer toute leur instruction ? »

Les horaires décalés posent également des problèmes logistiques. Les élèves du secondaire peuvent emporter un repas en rentrant chez eux après leurs cours du matin, mais doivent ensuite se rendre sur le campus pour leurs activités sportives ou parascolaires, sans bénéficier de transport scolaire. Les familles doivent donc s’organiser pour assurer leur déplacement.

La situation crée également de nouvelles habitudes alimentaires. Jessica Wagner raconte que ses fils, un étudiant de première année et un élève de terminale, ont tendance à fouiller dans le réfrigérateur dès leur retour à la maison, après un déjeuner pris vers 8h30 et un panier-repas consommé avant midi.

L’apprentissage à distance est également source de complications. Everett Fuchs, un élève de huitième année, prend le bus à 10h30, mais ne commence son premier cours qu’à 11h30, passant une demi-heure dans le gymnase en attendant. Sa mère, Amy, s’inquiète de cette perte de temps et de l’impact sur le programme scolaire.

Les parents restent optimistes quant à la possibilité d’une réouverture du lycée dans le courant de l’année scolaire. Le surintendant Matthew Carpenter a déclaré que les travaux de réparation progressent et que cette option reste envisageable. Il a également souligné la résilience des élèves et la flexibilité des enseignants face à cette situation difficile.

« Jusqu’à présent, tout s’est plutôt bien passé. Les enfants et le personnel ont été formidables à travers tout cela. »

Whitney O’Mahony, l’une des jumelles, exprime néanmoins ses préoccupations :

« On ne peut pas apprendre autant en si peu de temps. Un jour, nous avons organisé un exercice d’évacuation en cas d’incendie, et lorsque nous sommes rentrés à l’intérieur, il ne nous restait plus le temps d’apprendre quoi que ce soit. »

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.