Les dépenses en ligne ont atteint un niveau record de 6,4 milliards de dollars (environ 5,9 milliards d’euros) le jour de Thanksgiving, malgré un contexte économique incertain et la poursuite de la fermeture partielle du gouvernement américain. Cette forte augmentation, de 5,3 % par rapport à l’année précédente, témoigne de la sensibilité des consommateurs aux promotions et de leur recours croissant aux options de paiement échelonné.
Selon les données d’Adobe Analytics, les remises ont été particulièrement agressives cette année, atteignant jusqu’à 28 % sur les produits électroniques et 25 % sur les vêtements. Les ordinateurs étaient proposés avec des réductions allant jusqu’à 23 %, les jouets jusqu’à 27 % et les appareils électroménagers jusqu’à 19 %. Des offres significatives étaient également disponibles sur les téléviseurs (21 % de réduction), les articles de sport (20 %) et les meubles (18 %).
Vivek Pandya, analyste principal d’Adobe Digital Insights, a souligné l’importance des promotions pour stimuler la demande : « L’ampleur des remises a été le principal facteur le jour de Thanksgiving, les détaillants s’efforçant de proposer des offres attrayantes pour encourager les achats en ligne. » Il a également noté que les achats impulsifs via mobile et l’utilisation de l’intelligence artificielle générative pour trouver les meilleures offres ont contribué à ces dépenses plus élevées que prévu.
Par ailleurs, les solutions de paiement « Achetez maintenant, payez plus tard » (BNPL) ont connu une légère augmentation de popularité, représentant 447,7 millions de dollars (environ 415 millions d’euros) de dépenses en ligne, soit une hausse de 4,1 % par rapport à 2023. Ces options permettent aux consommateurs de répartir le coût de leurs achats en plusieurs versements, souvent sans intérêts.
Ces chiffres interviennent dans un contexte économique plus large marqué par une dette des ménages américains à un niveau record au troisième trimestre 2024, selon un rapport de la Réserve fédérale et de la Bank of New York. Le sentiment des consommateurs a également chuté à son plus bas niveau depuis plus de trois ans, reflétant des inquiétudes croissantes concernant la situation économique. L’inflation, qui a atteint 3 % en septembre 2024 – dépassant l’objectif de 2 % fixé par la Réserve fédérale – pourrait également peser sur les dépenses futures.
Malgré ces défis, le secrétaire au Trésor, Scott Bessant, a exprimé son optimisme quant à l’avenir économique, prévoyant une année 2025 « fructueuse » pour les finances des ménages américains.
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