Publié le 17 novembre 2025 à 12h45. L’administration Trump a mis en œuvre une série de mesures restrictives en matière d’immigration depuis son retour à la Maison Blanche, durcissant les conditions d’entrée et d’établissement aux États-Unis, et intensifiant les opérations de contrôle et d’expulsion.
- Le gouvernement américain a renforcé les exigences financières et administratives pour les demandeurs d’immigration, notamment en introduisant de nouvelles taxes et en durcissant les sanctions en cas de séjour irrégulier.
- L’approbation du « One Big Beautiful Bill Act » a augmenté le financement des forces de l’ordre chargées de l’application de la loi sur l’immigration et de la détention des personnes en situation irrégulière.
- Plusieurs programmes d’immigration existants, tels que le statut de protection temporaire pour les Vénézuéliens et le programme DACA, ont été modifiés ou suspendus.
Depuis son retour au pouvoir le 20 janvier 2025, Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration illégale une priorité de son administration. Les nouvelles mesures annoncées ces derniers mois visent à réduire le nombre de personnes entrant illégalement aux États-Unis et à accélérer les procédures d’expulsion.
L’adoption du « One Big Beautiful Bill Act » le 4 juillet 2025 a marqué une étape importante dans cette politique. Ce texte de loi prévoit une augmentation significative du financement alloué à l’application de la loi sur l’immigration, avec un accent particulier sur la sécurité des frontières et la détention des étrangers en situation irrégulière. Les fonds supplémentaires seront notamment utilisés pour renforcer les effectifs de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence chargée de faire appliquer les lois sur l’immigration.
Outre cette augmentation des moyens financiers, l’administration Trump a mis en œuvre une série de modifications concrètes concernant les procédures d’immigration. Depuis le 11 avril dernier, tous les étrangers de plus de 14 ans séjournant aux États-Unis depuis plus de 30 jours sont tenus de s’enregistrer auprès des autorités et de fournir leurs empreintes digitales. Cette mesure, qui vise à mieux contrôler les flux migratoires, a suscité des inquiétudes parmi les défenseurs des droits des migrants.
Parmi les autres changements notables, on peut citer la fin du statut de protection temporaire (TPS) pour les Vénézuéliens, dont les permis expireront le 2 octobre 2026 (permis délivrés jusqu’au 5 février 2025). Cette décision, qui affecte des milliers de personnes ayant fui la crise économique et politique au Venezuela, a été vivement critiquée par les organisations humanitaires. De même, l’administration américaine a bloqué l’admission de nouveaux candidats au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), qui protège de l’expulsion les jeunes immigrés arrivés illégalement aux États-Unis lorsqu’ils étaient enfants.
Les renouvellements des permis de travail (EAD) ont également été paralysés à partir du 30 septembre. La loterie des visas de la diversité a subi des retards, avec l’ajout de frais de dossier d’un dollar (1 USD) pour l’exercice 2027, normalement effectué en octobre par le Département d’État (DOS). Enfin, les candidats à la probation doivent désormais s’acquitter de frais de dépôt de 1 000 dollars (1 000 USD) à partir du 16 octobre 2025.
L’administration Trump a également intensifié les opérations de contrôle et d’expulsion. Donald Trump a ordonné à l’ICE de mener des raids massifs contre les migrants aux États-Unis et a supprimé les « lieux sensibles » (églises, écoles, hôpitaux) où les agents de l’ICE étaient auparavant tenus de limiter leurs interventions. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) propose également une allocation de 1 000 dollars (1 000 USD) aux migrants qui souhaitent quitter volontairement les États-Unis.
Dans certains cas, les migrants peuvent être expulsés sans passer par une audition devant un juge (expulsions express). Si l’expulsion vers leur pays d’origine n’est pas possible, les autorités peuvent décider de les transférer vers un pays tiers.