Publié le 24 septembre 2023. Une récente étude menée par des spécialistes en oncologie médicale met en lumière l’impact significatif de nos habitudes alimentaires et de nos méthodes de cuisson sur le risque de développer un cancer. Des aliments transformés aux huiles de friture réutilisées, en passant par les techniques de cuisson à haute température, de nombreux facteurs de notre quotidien pourraient favoriser l’apparition de la maladie.
- Les produits carnés transformés, tels que la charcuterie, sont désormais classés comme cancérigènes certains par l’Organisation mondiale de la santé.
- La réutilisation des huiles de friture, fréquente dans les restaurants, génère des substances toxiques potentiellement cancérigènes.
- Près de 40 % des cas de cancer sont liés à des facteurs environnementaux et de style de vie, dont l’alimentation joue un rôle crucial.
Selon le professeur Yasin Kutlu, spécialiste en oncologie médicale, le cancer n’est pas le fruit d’une seule erreur, mais plutôt le résultat d’une accumulation de mauvais choix alimentaires et de modes de cuisson inappropriés sur le long terme. Il souligne l’importance d’une approche préventive et d’une alimentation saine pour réduire les risques.
« Ces produits [charcuterie] comportent un risque de cancer, tout comme les cigarettes et l’amiante. Les nitrites et les nitrates qu’ils contiennent se transforment en nitrosamines dans le système digestif, augmentant notamment le risque de cancer du côlon. »
Dr Yasin Kutlu, spécialiste en oncologie médicale
L’étude met particulièrement en garde contre la consommation de produits carnés transformés comme le soudjouk, le salami et les saucisses. L’Organisation mondiale de la santé les classe comme cancérigènes certains, en raison de la présence de nitrites et de nitrates qui se transforment en nitrosamines, des composés nocifs pour la santé. De plus, la cuisson à haute température de la viande, notamment lorsqu’elle est brûlée, favorise la formation d’amines hétérocycliques et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, également associés à un risque accru de cancer.
Au-delà de la charcuterie, les huiles de friture réutilisées sont pointées du doigt. Le Dr Kutlu explique que le chauffage répété de la même huile conduit à l’accumulation de substances toxiques, comme l’acrylamide, qui ont démontré un potentiel cancérigène lors d’expérimentations animales. Il est donc conseillé d’éviter les établissements de restauration rapide qui utilisent cette pratique.
Enfin, l’étude attire l’attention sur la consommation excessive de sel, présente notamment dans les cornichons, les conserves et les produits fumés. Le professeur Kutlu insiste sur le fait que chaque choix alimentaire a un impact sur notre santé future.
« Tout ce que vous mettez dans votre assiette aujourd’hui est un investissement pour votre santé future. Ne dites pas que rien n’arrivera une fois ; le cancer commence par des erreurs petites mais constantes. »
Dr Yasin Kutlu, spécialiste en oncologie médicale
En conclusion, les spécialistes rappellent que près de 40 % des cas de cancer sont évitables, et que l’alimentation joue un rôle prépondérant dans cette prévention. Adopter une alimentation équilibrée et privilégier des modes de cuisson sains sont des mesures essentielles pour préserver sa santé à long terme.
Source : DHA
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