Publié le 27 décembre 2025 à 12h51. Un réseau de contrefaçon de smartphones Samsung haut de gamme a été démantelé à New Delhi, en Inde, après la saisie de plus de 500 appareils falsifiés et de composants importés de Chine.
La police indienne a mis au jour un important réseau de fabrication et de vente de faux téléphones portables, imitant les modèles phares de Samsung Galaxy. L’opération, menée dans le quartier de Beadon Pura, à Karol Bagh, à New Delhi, a permis la confiscation de 512 appareils contrefaits.
Les faux téléphones, vendus entre 35 000 et 45 000 roupies indiennes (soit environ 6,5 à 8,4 millions d’IDR par unité), étaient proposés à un prix bien inférieur à celui des modèles officiels, représentant une réduction de près de 50 %.
Selon un communiqué de la police, les contrefacteurs assemblaient les téléphones à partir de pièces détachées et d’accessoires importés de Chine. Pour parfaire la supercherie, ils apposaient ensuite de fausses étiquettes IMEI indiquant une fabrication au Vietnam.
L’enquête a révélé que le cerveau de l’opération, un individu nommé Hakim, louait des locaux pour l’assemblage et importait des composants essentiels tels que des cartes mères, des caméras, des haut-parleurs, des châssis et des autocollants IMEI falsifiés. Il était assisté par trois complices : Mehtab Ahmad Ansari, Ravi Ahuja et Rahul.
Les modèles imités incluent des appareils de la série Galaxy S Ultra, ainsi que les séries pliables Z Flip et Z Fold. La police n’a pas précisé les modèles exacts reproduits par le réseau.
Outre les téléphones portables, les forces de l’ordre ont saisi 124 cartes mères, 138 batteries, 459 fausses étiquettes IMEI et divers outils d’assemblage. De nombreux téléphones à moitié assemblés, des coques et des accessoires ont également été découverts sur place.
Quatre suspects ont été arrêtés dans le cadre de cette opération, qui a débuté le 14 décembre 2025, suite à des informations faisant état d’un magasin suspecté d’acheter des téléphones usagés ou volés pour les reconditionner illégalement. Les investigations se poursuivent afin de remonter la chaîne d’approvisionnement, d’identifier le réseau de distribution et de retrouver les acheteurs ayant été victimes de cette fraude.
Cette affaire intervient après la découverte d’une usine illégale à Cengkareng, en Indonésie, où plus de 5 100 faux téléphones portables des marques Redmi, Oppo et Vivo avaient été saisis. 5 100 faux téléphones portables de marque Redmi, Oppo et Vivo confisqués dans une usine illégale à Cengkareng
La police poursuit son travail pour démanteler complètement ce réseau de contrefaçon et prévenir la propagation de ces produits illégaux sur le marché indien, comme l’a rapporté KompasTekno, reprenant les informations de GizmoChina.
