Publié le 12 octobre 2025 02:09:00. Des chercheurs ont réussi pour la première fois à visualiser et à quantifier les amas de protéines responsables du déclenchement de la maladie de Parkinson, ouvrant de nouvelles perspectives pour le diagnostic et le traitement de cette maladie neurodégénérative.
- Une nouvelle technologie, ASA-PD, permet de cartographier la distribution des agrégats protéiques dans le cerveau.
- Ces agrégats, appelés oligomères d’alpha-synucléine, étaient jusqu’à présent invisibles en raison de leur petite taille.
- L’étude révèle des différences significatives dans la taille et la concentration de ces oligomères entre les cerveaux sains et ceux atteints de la maladie.
Une équipe internationale de scientifiques, issue de l’Université de Cambridge, de l’University College London et du Francis Crick Institute au Royaume-Uni, ainsi que de l’Université polytechnique de Montréal au Canada, a franchi une étape importante dans la compréhension de la maladie de Parkinson. Leur travail, publié dans la revue Nature Biomedical Engineering, met en lumière les mécanismes complexes qui sous-tendent la propagation de cette pathologie neurodégénérative.
Les chercheurs ont développé une plateforme technologique baptisée Advanced Aggregate Detection – Parkinson’s Disease (ASA-PD), un outil logiciel capable de générer des images à grande échelle des agrégats de protéines présents dans le tissu cérébral. Cette technologie permet de décrire précisément la distribution, la prévalence et la localisation de ces groupes de protéines, considérés comme des déclencheurs de la maladie.
L’étude a consisté à examiner et à comparer des échantillons de tissus cérébraux post-mortem provenant de personnes décédées atteintes de la maladie de Parkinson et de sujets sains d’âge similaire. Les scientifiques ont découvert la présence de ces groupes protéiques, appelés « oligomères d’alpha-synucléine », aussi bien dans les cerveaux sains que dans ceux affectés par la maladie. Cependant, une différence cruciale a été observée : les oligomères étaient plus gros, plus brillants et plus nombreux dans les échantillons provenant de patients atteints de la maladie, suggérant un lien direct avec la progression de la pathologie.
Plus surprenant encore, l’équipe a identifié une sous-classe spécifique de ces oligomères qui n’apparaissait que chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Cette découverte pourrait constituer le premier marqueur visible de la maladie, potentiellement détectable des années avant l’apparition des symptômes cliniques.
La maladie de Parkinson, la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue au monde, est un trouble progressif qui affecte le système nerveux, entraînant divers degrés d’invalidité et de dépendance. Cette avancée scientifique pourrait donc ouvrir la voie à de nouveaux outils de diagnostic précoce et à des traitements plus efficaces.
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