Home SantéDes habitudes qui protègent préviennent les maladies neurologiques

Des habitudes qui protègent préviennent les maladies neurologiques

by Sophie Martin

Publié le 2024-11-19 10:00:00. Près de la moitié de la population mondiale est touchée par une maladie neurologique, un fardeau croissant qui nécessite une prise de conscience et des mesures préventives urgentes, selon les experts.

  • Environ 3,4 milliards de personnes (43 % de la population mondiale) vivent avec une affection neurologique.
  • Les maladies neurologiques sont la principale cause d’invalidité et la deuxième cause de décès dans le monde, responsables de 9 millions de décès annuels.
  • L’exercice physique régulier, l’évitement des toxines et le maintien de liens sociaux forts sont des facteurs clés pour réduire les risques et améliorer la santé cérébrale.

Les maladies neurologiques représentent un défi de santé publique majeur, touchant un nombre croissant de personnes à travers le monde. Selon les estimations, 3,4 milliards d’individus – soit 43 % de la population mondiale – sont affectés par ces pathologies, allant des maux de tête et de l’épilepsie aux accidents vasculaires cérébraux, à la maladie d’Alzheimer, à la maladie de Parkinson, à la sclérose en plaques et aux troubles du spectre autistique. La complexité de ces affections réside dans leur diversité et dans l’impact qu’elles ont non seulement sur les patients, mais aussi sur leurs familles, leurs amis et leurs proches aidants.

Au-delà des statistiques, il est crucial de comprendre l’ampleur de la souffrance et des conséquences de ces maladies. Le Dr Jesús Porta Etessam, président de la Société Espagnole de Neurologie (SEN), déplore un manque de sensibilisation généralisé :

« Nous ne sommes pas conscients, ni au niveau populaire ni en dehors du domaine médical, de ce que ces chiffres signifient. »

Jesús Porta Etessam, président de la Société Espagnole de Neurologie (SEN)

Ce manque de conscience se traduit par une inaction préoccupante, alors que les maladies neurologiques sont en augmentation.

L’impact économique de ces maladies est également considérable. En Europe, le coût des affections neurologiques équivaut à la somme des dépenses liées aux maladies cardiaques, au cancer et au diabète. De plus, l’augmentation de l’espérance de vie, comme le montrent les données récentes de l’Union européenne, entraînera une augmentation du nombre de cas de maladies neurologiques liées à l’âge dans les décennies à venir. Il est donc impératif d’agir dès maintenant pour préparer les systèmes de santé et soutenir les familles concernées.

Heureusement, de nombreuses maladies neurologiques peuvent être prévenues ou leur progression ralentie. Le Dr Porta Etessam souligne l’importance des mesures préventives :

« Il ne suffit pas de changer le système de santé pour répondre aux patients actuels, il est encore plus important de prendre des mesures préventives, car de nombreuses maladies neurologiques peuvent être évitées. Nous pouvons modifier leur évolution naturelle. »

Jesús Porta Etessam, président de la Société Espagnole de Neurologie (SEN)

Par exemple, il estime que 30 à 40 % des cas de maladie d’Alzheimer et jusqu’à 90 % des accidents vasculaires cérébraux pourraient être évités grâce à des interventions appropriées. L’épilepsie est également une affection où des mesures préventives pourraient réduire le nombre de diagnostics d’environ 30 %.

Prendre soin de son cerveau : les clés d’une prévention efficace

L’exercice physique est l’un des piliers d’une bonne santé cérébrale. Il n’est pas nécessaire de suivre une routine intensive : même des activités simples comme monter les escaliers ou marcher au lieu de prendre les transports en commun peuvent faire une différence significative, en particulier chez les adultes et les personnes âgées (à partir de 40 ans). L’exercice physique libère des substances dans le cerveau qui activent les neurones, favorisent la neurogénèse et protègent le système vasculaire cérébral.

Zéro tolérance aux substances toxiques

Il est également essentiel d’éviter toute exposition aux substances toxiques, qu’il s’agisse de drogues, de tabac, de pollution ou d’alcool. Même une consommation modérée d’alcool comporte des risques, comme le confirment des études récentes sur les dommages cérébraux causés par l’alcool.

L’importance des liens sociaux

À l’inverse, les relations sociales sont bénéfiques pour la santé cérébrale à tous les âges. Parler, rire et partager du temps avec les autres stimule l’esprit, favorise l’empathie et renforce les réseaux de neurones. Il est également important de traiter les affections qui peuvent limiter les interactions sociales, telles que la cataracte ou la perte auditive. La correction de la cataracte et l’utilisation d’appareils auditifs peuvent améliorer la qualité de vie et réduire le risque de déclin cognitif.

Cependant, le Dr Porta Etessam souligne qu’il est essentiel de faciliter ces changements de comportement et de tenir compte des inégalités sociales. Une personne née dans un environnement défavorisé a un risque 450 % plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer qu’une personne ayant eu accès à une éducation et à un niveau socio-économique plus élevé.

You may also like

Leave a Comment