Publié le 10 novembre 2023 14:51:00. Un partenariat entre Tesco et Aer Lingus, permettant d’échanger des points de fidélité contre des billets d’avion, soulève des questions sur la réelle valeur de cette offre pour les consommateurs, tandis qu’une épidémie de grippe aviaire en Irlande inquiète les producteurs de volaille à l’approche des fêtes.
- L’échange de points Tesco Clubcard contre des crédits Avios pour des vols Aer Lingus peut nécessiter des dépenses considérables chez Tesco pour un gain modeste.
- Les vols proposés via ce système ne sont pas toujours plus avantageux que les tarifs standards disponibles directement auprès d’Aer Lingus.
- Une ordonnance d’hébergement obligatoire à l’échelle nationale a été introduite en Irlande pour limiter la propagation de la grippe aviaire.
Le programme de fidélité Tesco Clubcard, très populaire en Irlande, propose désormais à ses membres la possibilité de convertir leurs points en crédits Avios, utilisables pour l’achat de billets d’avion avec la compagnie aérienne Aer Lingus. Si l’initiative semble attrayante au premier abord, un examen plus approfondi révèle des conditions qui pourraient en limiter l’intérêt.
En règle générale, les clients Tesco reçoivent un point Clubcard pour chaque euro dépensé. Il existe des moyens d’accumuler des points plus rapidement, notamment en profitant des promotions sur certains produits, en s’inscrivant à la newsletter ou en utilisant une carte de carburant Tesco. Cependant, la conversion reste unidirectionnelle : euros dépensés contre points accumulés.
Pour un vol aller-retour vers Amsterdam, Aer Lingus exige 8 000 crédits Avios. Tesco propose une conversion de 2,50 € de points Clubcard pour 600 crédits Avios. Ainsi, un aller-retour vers Amsterdam coûterait 35 € de points Clubcard, auxquels s’ajoutent les taxes et les frais, ainsi que les éventuels suppléments pour les bagages.
Mais cette apparente bonne affaire cache un piège. Pour obtenir ces 35 € de points Clubcard, un client doit avoir dépensé au moins 3 500 € dans les magasins Tesco. Cela représente une moyenne de plus de 67 € par semaine de courses effectuées exclusivement chez Tesco. Un calcul qui remet en question la pertinence de l’opération, surtout si l’on compare avec les prix proposés directement par Aer Lingus.
Une recherche sur le site web d’Aer Lingus révèle que des vols aller-retour vers Amsterdam, en milieu de semaine et en décembre, sont disponibles à partir de 95,33 €, taxes et frais inclus. Il s’agit de tarifs réduits, souvent proposés par les compagnies aériennes pour remplir les avions sur des vols peu demandés. Dans ce cas, un client utilisant ses points Avios pourrait se retrouver à payer le même prix qu’un autre passager, sans bénéficier d’une réduction réelle.
De plus, le nombre de sièges disponibles via le programme Avios est limité à 12 par vol. Comme le soulignait déjà le père de l’auteur, « il y a toujours un truc » dans les petites lignes des contrats.
Toutefois, Tesco propose d’autres options intéressantes pour l’utilisation des points Clubcard, comme 5 € de points échangeables contre 15 € de réduction sur une facture de téléphone mobile Tesco, ou 15 € contre un abonnement de trois mois à Disney+. De nombreux clients apprécient également de convertir leurs points en bons pour des traversées en ferry ou pour économiser sur leurs vacances en famille.
Il est clair que Tesco s’efforce d’offrir une valeur ajoutée à ses clients Clubcard. Le problème réside dans l’opacité et la complexité du système Avios, qui ne permet pas toujours d’obtenir un bon rapport qualité-prix pour ceux qui choisissent de convertir leurs points.
Avant de convertir vos points de fidélité, il est donc essentiel d’évaluer attentivement les avantages proposés. L’auteur, par exemple, préfère conserver ses points et les utiliser pour un petit bon d’achat de Noël.
Par ailleurs, une épidémie de grippe aviaire a été détectée dans un élevage de dindes dans le comté de Carlow, suscitant des inquiétudes à l’approche des fêtes de fin d’année. Pour l’heure, les agriculteurs sont les plus touchés par la situation, mais les autorités irlandaises ont pris des mesures pour limiter la propagation du virus.
Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Marine a mis en place une ordonnance d’hébergement obligatoire à l’échelle nationale pour toutes les volailles et les oiseaux captifs, à partir du 10 novembre 2023. Une mesure similaire est déjà en vigueur en Irlande du Nord et au Royaume-Uni. Plus d’informations sur l’ordonnance du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Marine.
Les volailles seront maintenues à l’intérieur, à l’abri des oiseaux sauvages et de leurs excréments. Une exception de 16 semaines est prévue pour les produits issus de l’agriculture biologique, qui conserveront leur étiquetage habituel. Au-delà de cette période, un étiquetage supplémentaire sera apposé sur les emballages.
Les autorités sanitaires rassurent : il n’existe aucun risque pour la santé publique à condition que la volaille soit bien cuite. De plus, aucune pénurie ou augmentation des prix des dindes de Noël n’est attendue pour le moment.
Enfin, l’auteur recommande de consulter vos relevés bancaires et vos tickets de caisse de l’année dernière pour évaluer vos dépenses de Noël et éviter le gaspillage alimentaire, qui représente une perte d’argent directe.
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