Publié le 23 octobre 2025. Deux centres de santé de la régence de Jayapura, en Papouasie, ont été choisis pour un programme pilote de dépistage précoce du cancer du col de l’utérus, une initiative cruciale pour améliorer la santé reproductive des femmes et contribuer aux objectifs de l’Indonésie pour 2045.
Le cancer du col de l’utérus représente la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes, après le cancer du sein. C’est pourquoi le ministère indonésien de la Santé a lancé un programme de dépistage précoce basé sur la détection de l’ADN du virus du papillome humain (VPH), afin de permettre aux femmes en âge de procréer de mener une vie saine et de contribuer à l’objectif d’une « Indonésie dorée » en 2045, a expliqué le Dr Ni Kadek Diah Antari Kurniawati, membre de l’équipe de travail sur le cancer de la Direction des maladies non transmissibles (PTM) du ministère de la Santé.
Ce programme pilote, mis en œuvre dans les centres de santé communautaire Sentani et Harapan, dans la régence de Jayapura, utilise une méthode d’auto-échantillonnage pour détecter l’ADN du VPH. Selon le Dr Aneke Theresia Kapoh, également membre de l’équipe, cette méthode est testée depuis 2023 dans 200 districts et villes à travers l’Indonésie, dont la Papouasie.
Le dépistage précoce est essentiel car il permet un traitement rapide en cas de détection du VPH, ce qui améliore considérablement l’espérance de vie. Le Dr Kapoh a souligné que les données actuelles montrent que la plupart des cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués à un stade avancé, ce qui réduit les chances de guérison.
« Quand l’infection au VPH est détectée tôt, elle peut être traitée rapidement, ce qui bien sûr améliore l’espérance de vie. Car, d’après les données existantes, on constate généralement que la phase du cancer est à un stade avancé, ce qui réduit l’espérance de vie. »
Dr Aneke Theresia Kapoh, membre de l’équipe de travail sur le cancer
Le VPH est le virus responsable du cancer du col de l’utérus. En cas de test positif au VPH, il est important de ne pas paniquer, mais de suivre les recommandations médicales. Le virus peut affecter les cellules du col de l’utérus, mais un système immunitaire fort peut permettre de le contrôler.
« Si vous êtes positif au VPH, cela ne signifie pas que vous avez un cancer. Mais à partir de là, les professionnels de santé effectueront un suivi. Comme pour d’autres virus, l’immunité joue un rôle crucial dans la guérison. »
Dr Aneke Theresia Kapoh, membre de l’équipe de travail sur le cancer
Au-delà du dépistage, cette initiative vise à sensibiliser la population papou, en particulier les femmes âgées de 30 à 69 ans, à l’importance de la santé reproductive et de la prévention du cancer du col de l’utérus.
