Mis à jour le jeudi 27 novembre à 00h51. Deux adolescents australiens ont déposé un recours devant la plus haute juridiction du pays, contestant la nouvelle loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, qu’ils estiment violer la Constitution.
- Une nouvelle loi australienne interdit aux moins de 16 ans d’ouvrir un compte sur des plateformes comme Facebook, Instagram, TikTok ou X.
- Deux adolescents, Noah Jones et Macy Neyland, contestent cette loi devant la Cour suprême, arguant d’une violation de la liberté d’expression politique.
- Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de protéger la santé mentale des jeunes.
La loi, qui entrera en vigueur le 10 décembre, empêchera les adolescents de moins de 16 ans de créer des comptes sur les principales plateformes de réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, X (anciennement Twitter), YouTube et Reddit. Ils pourront toutefois continuer à consulter les contenus sans être connectés.
Soutenus par le Digital Freedom Project, dirigé par le politicien John Ruddick du Parti libertarien, les adolescents estiment que cette interdiction constitue une entrave à la libre communication politique, un droit protégé par la Constitution australienne. « La loi fait peser une lourde charge sur la communication politique », a déclaré le groupe sur son site internet.
Cependant, l’ancien juge de la Cour suprême, Robert French, a minimisé cet argument, soulignant que peu de jeunes de 13 à 15 ans utilisent réellement les réseaux sociaux à des fins politiques.
L’Australie dispose déjà de nombreuses réglementations limitant l’accès des jeunes à des contenus potentiellement préjudiciables, comme les classifications par âge pour les films, les jeux vidéo et la vente d’alcool. Aucune de ces mesures n’a jusqu’à présent été jugée inconstitutionnelle.
Le gouvernement australien défend cette loi en mettant en avant la protection de la sécurité et du bien-être des jeunes en ligne. Des études suggèrent un lien possible entre l’utilisation des réseaux sociaux et des problèmes de santé mentale chez les adolescents.
Les adolescents ont demandé à la Cour suprême de suspendre temporairement l’application de la loi en attendant une décision sur le fond.
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