Publié le 15 octobre 2025 à 14h36. Des chercheurs monégasques se penchent sur de nouvelles pistes pour améliorer le traitement des cancers du cerveau les plus agressifs, grâce à un partenariat prometteur entre le Centre Scientifique de Monaco (CSM) et le Groupement d’Entreprises Monégasques pour la Lutte Contre le Cancer (GEMLUC).
Le Groupement d’Entreprises Monégasques pour la Lutte Contre le Cancer (GEMLUC) mise sur la recherche pour faire progresser les traitements contre les tumeurs cérébrales de haut grade, parmi les plus difficiles à soigner en oncologie. Lundi 13 octobre, François Jean Brych, président du GEMLUC, s’est rendu au CSM pour prendre connaissance des travaux de deux doctorants soutenus par l’association, dont la princesse de Hanovre est la présidente d’honneur.
L’objectif principal de ces recherches est d’accroître la sensibilité des cellules cancéreuses à la radiothérapie. « L’objectif est d’essayer de rendre les cellules cancéreuses plus sensibles à la radiothérapie », explique le Dr Vincent Picco, directeur de recherche et chef de l’unité de recherche sur le cancer au CSM. Cette approche innovante pourrait transformer la prise en charge de ces pathologies, y compris chez les enfants.

Les recherches de William Echavride, menées en collaboration avec les équipes du Centre Hospitalier Princesse Grace (CHPG), révèlent des avancées significatives. Ses travaux explorent la manière dont la modification de l’identité des cellules tumorales, en les forçant à se différencier, peut les rendre plus vulnérables aux traitements. « Combiné à un traitement médicamenteux, cela peut potentiellement réduire les doses de radiothérapie et donc les effets secondaires », souligne le Dr Picco, insistant sur l’importance de cette perspective pour les patients.

Parallèlement, une autre doctorante, Céline Robino, poursuit des travaux prometteurs combinant des antibiotiques fluoroquinolones – une molécule impliquée dans le stress oxydatif responsable du blanchissement des coraux – et la radiothérapie. William Echavride soutiendra sa thèse le 3 décembre au Musée océanographique.
Une collaboration interdisciplinaire essentielle
Ce projet repose sur un partenariat étroit entre le CSM, le GEMLUC et le service de radiothérapie du CHPG. « Ce travail de recherche ne serait pas possible sans le partenariat et le soutien du personnel du service de radiothérapie », a souligné Vincent Picco. François Brych voit dans cette collaboration un défi pour l’avenir : « Nous sommes convaincus que ces recherches ouvriront de nouvelles perspectives dans la lutte contre les cancers du cerveau et contribueront à former les chercheurs de demain. » Le GEMLUC a investi 400 000 euros sur six ans, confirmant ainsi son engagement de longue date auprès du CSM.
Le CHPG acquiert deux nouvelles innovations pour lutter contre le cancer
