Publié le 24 novembre 2025 16:43:00. Des chercheurs de l’Université de La Rioja ont franchi une étape importante dans la lutte contre le cancer en développant de nouveaux vaccins ciblant l’angiogenèse tumorale et les métastases, tandis que de nouvelles études confirment l’efficacité des vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) dans la prévention du cancer du col de l’utérus.
- Tom K. Raju et Srdan Tadic ont obtenu leur doctorat de l’Université de La Rioja pour leurs travaux sur des vaccins innovants contre le cancer.
- Les recherches se concentrent sur le blocage de la croissance des vaisseaux sanguins alimentant les tumeurs et sur la prévention de leur propagation.
- Des études récentes démontrent que les vaccins contre le VPH réduisent significativement le risque de cancer du col de l’utérus, en particulier chez les jeunes filles vaccinées avant l’exposition au virus.
Les travaux de Tom K. Raju et Srdan Tadic, menés au sein du Centre de Recherche Biomédicale de La Rioja (CIBIR) sous la direction du Docteur Alfredo Martínez, ont été salués par l’Université de La Rioja avec la mention internationale. Ces recherches prometteuses ouvrent de nouvelles perspectives pour des traitements plus ciblés et moins invasifs contre différentes formes de cancer.
La thèse de Tom K. Raju s’est attachée à concevoir un vaccin oral à ADN ciblant un peptide impliqué dans la formation des vaisseaux sanguins tumoraux, connu sous le nom de PAMP. Les expérimentations sur des modèles de mélanome ont révélé une réponse immunitaire notable et une réduction de l’angiogenèse, limitant ainsi la croissance et la propagation de la tumeur. Selon les chercheurs, ce vaccin permet d’identifier de nouvelles fonctions du peptide PAMP, notamment son rôle dans la prolifération cellulaire et la modulation du système immunitaire.
« Ce travail contribue à approfondir notre compréhension de la manière dont certaines molécules favorisant la formation de vaisseaux sanguins peuvent également influencer le comportement du système immunitaire au sein de l’environnement tumoral », expliquent les chercheurs. Cette approche pourrait conduire au développement de vaccins personnalisés ou combinés à d’autres thérapies oncologiques, renforçant ainsi la capacité du corps à combattre le cancer.
Srdan Tadic, quant à lui, a développé un vaccin à ARN messager ciblant l’adrénomédulline, une protéine essentielle à l’angiogenèse et à la croissance tumorale. Les premiers résultats expérimentaux sont encourageants, montrant une réduction significative du nombre de métastases pulmonaires et de la taille des tumeurs cutanées, sans affecter la formation normale des vaisseaux sanguins dans les tissus sains.
Parallèlement, des études récentes menées par des chercheurs de plusieurs universités britanniques et publiées dans les revues « Cochrane » confirment l’efficacité des vaccins contre le VPH dans la prévention du cancer du col de l’utérus et des lésions précancéreuses. Ces études démontrent que les filles vaccinées avant l’âge de 16 ans présentent une réduction de 80 % du risque de développer cette forme de cancer. Les analyses indiquent également que les vaccins contre le VPH sont généralement bien tolérés, avec des effets secondaires légers et transitoires, tels que des douleurs au bras. Ces recherches ont été financées par l’Institut national de recherche en santé.
Pour aller plus loin
