Home NouvellesDifficile! Les clients nous laissent 50 BGN pour une facture de 50 € !

Difficile! Les clients nous laissent 50 BGN pour une facture de 50 € !

by Nicolas Lefèvre

Publié le 31 décembre 2025 08h15. Le secteur de la restauration bulgare fait face à une hausse significative des prix, qui ne peut être entièrement expliquée par la spéculation sur l’euro, selon le restaurateur Richard Alibegov. L’augmentation du coût de la main-d’œuvre et des loyers sont également pointés du doigt.

  • Les prix dans les établissements de restauration augmentent plus rapidement que le coût des matières premières.
  • Le coût de la main-d’œuvre dans le secteur de la restauration a augmenté chaque année pendant les quatre dernières années.
  • Les loyers commerciaux ont connu une hausse de plus de 20 % depuis janvier.

Richard Alibegov, restaurateur et entrepreneur, s’est exprimé sur bTV concernant cette situation préoccupante.

« Pourquoi cela arrive-t-il ? Nous n’avons reçu aucun signal de la part de nos fournisseurs qui justifie ces augmentations. L’euro est souvent pointé du doigt, mais ce n’est pas le cas ici. »

Richard Alibegov, restaurateur et entrepreneur

Il souligne que l’augmentation des prix ne peut être attribuée à la seule fluctuation de la monnaie.

L’augmentation du coût de la main-d’œuvre est un facteur majeur. Le secteur est contraint de recruter du personnel à l’étranger pour faire face aux difficultés de recrutement. De plus, les loyers commerciaux ont augmenté de plus de 20 % depuis le début de l’année, ce qui pèse sur les marges des établissements.

M. Alibegov a également évoqué la situation fiscale spécifique à la Bulgarie.

« Je ne commenterai pas l’augmentation du taux – de 9 à 20 % – avec laquelle, depuis le 1er janvier, nous sommes le seul pays de la zone euro sans TVA différenciée dans le secteur du tourisme. »

Richard Alibegov, restaurateur et entrepreneur

Interrogé sur la possibilité de nouvelles augmentations de prix après le Nouvel An, il a exprimé son espoir que cela ne se produise pas, tout en soulignant que la situation dépend de nombreux facteurs externes.

« J’espère vraiment qu’il n’y en aura pas. Cela dépend de nombreux facteurs, cela ne dépend pas de nous. Cela devrait être plus calme à partir de mars-avril. Quand le soleil brille en été, les gens se calment. »

Richard Alibegov, restaurateur et entrepreneur

M. Alibegov a également fait état de pratiques inhabituelles observées dans certains établissements. À partir du mois d’août, certains proposent des menus à deux prix. Il a également noté que certains clients laissent généreusement des pourboires, parfois jusqu’à 50 BGN (environ 25 EUR), même sur des factures libellées en euros, soit par inadvertance, soit intentionnellement. Il a souligné les tentatives de spéculation liées aux conversions de devises et à la réintroduction du lev bulgare.

Il ne s’attend pas à un chaos majeur, mais anticipe des difficultés lors du réveillon du Nouvel An, en raison de la préférence des clients pour le paiement par carte afin d’éviter les conversions de devises sur place.

« Je suis contre la conversion des devises sur la table. Par conséquent, les gens auront principalement recours au paiement par carte, où cela se fait automatiquement. »

Richard Alibegov, restaurateur et entrepreneur

Malgré ces difficultés, M. Alibegov se montre optimiste quant à l’avenir du tourisme bulgare. Il souligne que le succès des stations de ski de Velingrad et de Bansko, qui affichent des taux d’occupation complets malgré des prix élevés, est un signe positif pour le commerce bulgare. Il estime que les Bulgares sont des clients exigeants, mais qu’ils sont prêts à payer pour un service de qualité.

« Le Bulgare est un client capricieux. Mais s’il est prêt à y aller et à payer cet argent, alors il est satisfait du service. »

Richard Alibegov, restaurateur et entrepreneur

Enfin, il a exprimé l’espoir que le tourisme devienne une priorité pour l’État après les prochaines élections.

« J’espère qu’après les prochaines élections, le tourisme deviendra enfin une priorité de l’État. »

Richard Alibegov, restaurateur et entrepreneur

You may also like

Leave a Comment