Publié le 27 octobre 2025 06:54:00. Dix personnes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris, accusées de harcèlement sexiste en ligne ciblant la Première dame, Brigitte Macron, dans le cadre d’une affaire de rumeurs infondées sur son identité de genre qui a pris une ampleur internationale.
- Dix individus sont jugés pour cyberharcèlement envers Brigitte Macron.
- L’affaire est liée à la diffusion de fausses allégations selon lesquelles la Première dame serait née homme.
- Le couple présidentiel a également déposé une plainte pour diffamation aux États-Unis contre une podcasteuse américaine.
Le procès, qui s’est ouvert lundi, intervient après une plainte déposée par Brigitte Macron en août 2024, suite à une campagne de harcèlement en ligne. Les prévenus, âgés de 41 à 60 ans, sont accusés d’avoir tenu des propos malveillants concernant le genre et la sexualité de la Première dame, allant jusqu’à assimiler sa différence d’âge avec le président Emmanuel Macron à de la pédophilie, selon le parquet.
Parmi les accusés figure Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de “Zoe Sagan” et souvent associé à des milieux complotistes. Une autre prévenue, Delphine J., 51 ans, médium autoproclamée sous le nom d’Amandine Roy, avait déjà été condamnée en 2024 pour diffamation envers Brigitte Macron, avant que cette condamnation ne soit annulée en appel. L’affaire a depuis été portée devant la plus haute cour d’appel du pays.
Ces allégations, apparues dès l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, ont été amplifiées par des cercles d’extrême droite et des théoriciens du complot, tant en France qu’aux États-Unis, où la question des droits des personnes transgenres est devenue un enjeu majeur dans les débats culturels. Le couple présidentiel a déposé une plainte pour diffamation aux États-Unis en juillet contre Candace Owens, une podcasteuse conservatrice, qui a produit une série intitulée “Becoming Brigitte”, affirmant que la Première dame était née homme. Procès en diffamation contre Candace Owens.
L’avocat de Brigitte Macron n’a pas souhaité faire de commentaires à l’AFP. Si les prévenus sont reconnus coupables, ils encourent jusqu’à deux ans de prison. Des témoignages de harcèlement similaire envers d’autres figures politiques, comme Michelle Obama, Kamala Harris et Jacinda Ardern, ont également été rapportés, soulignant l’ampleur du phénomène de désinformation en ligne.
Le couple Macron envisage de présenter des preuves, incluant des éléments « scientifiques » et des photographies, pour démontrer que la Première dame n’est pas une personne transgenre, selon leur avocat américain.
(FRANCE 24 avec AFP)
