Publié le 27 décembre 2025 à 02h59. Donald Trump s’arroge le droit de valider tout accord de paix entre la Russie et l’Ukraine, alors que Kiev et Washington peaufinent un nouveau plan de négociations. Le président américain prévoit de rencontrer Volodymyr Zelensky ce dimanche en Floride.
- Donald Trump conditionne l’avancement du plan de paix négocié entre l’Ukraine et la Russie à son approbation personnelle.
- Volodymyr Zelensky affirme que le plan de paix est achevé à 90 % et comprend des garanties de sécurité américaines pour l’Ukraine.
- La Russie estime que le plan de paix ukrainien diffère radicalement des discussions précédentes avec les États-Unis.
Le président américain Donald Trump a affirmé qu’il aurait le dernier mot concernant tout accord de paix entre la Russie et l’Ukraine. Cette déclaration intervient alors que Kiev et Washington s’efforcent de finaliser un nouveau plan de négociations visant à mettre fin au conflit. Selon Trump, aucun progrès ne pourra être réalisé sans son feu vert.
« Vous n’avez rien tant que je n’ai pas approuvé », a déclaré le président américain avant la rencontre prévue avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur le sol américain. Il a ajouté : « Nous allons donc voir ce qu’il a à proposer. »
Cette rencontre est prévue ce dimanche à Mar-a-Lago, en Floride, pendant les vacances de Noël. Selon Zelensky, le plan de paix est à 90 % finalisé et prévoit notamment un accord de non-agression avec la Russie, ainsi que des garanties de sécurité américaines pour l’Ukraine, comparables à celles offertes par l’OTAN. Moscou a jusqu’à présent rejeté cette proposition.
Trump s’est dit optimiste quant à l’issue de cette rencontre. « Je pense qu’il va bien s’en sortir », a-t-il déclaré, anticipant également un résultat potentiellement favorable au président russe Vladimir Poutine, avec lequel il espère s’entretenir prochainement.
Jeudi, Zelensky a eu un entretien téléphonique avec des émissaires de la Maison Blanche, Steve Witkoff et Jared Kushner, pour discuter des formats de négociation, des prochaines réunions et de la feuille de route des pourparlers de paix.
Sur le plan territorial, Kiev propose deux alternatives : le gel de la ligne de front actuelle ou l’établissement d’une zone démilitarisée dans certaines parties de la région du Donbass, contrôlées par l’Ukraine mais revendiquées par la Russie. La question de la centrale nucléaire de Zaporijjia, actuellement sous contrôle russe, reste également un point de discorde.
La Russie, de son côté, estime que le plan de paix en 20 points présenté par l’Ukraine est « radicalement différent » du document en 27 points sur lequel Moscou négociait avec les États-Unis depuis début décembre. Selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, le projet ukrainien inclut notamment une proposition de retrait des troupes ukrainiennes du Donbass en échange du retrait des troupes russes de la région.
« Nous savons que ce plan, si l’on peut appeler cela un plan, diffère radicalement des 27 points sur lesquels nous avons travaillé avec la partie américaine ces dernières semaines. »
Sergueï Ryabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères
Le Kremlin a annoncé vendredi avoir repris les contacts avec les États-Unis après avoir analysé la version modifiée du plan de paix présenté par l’Ukraine et ses alliés européens. Sur demande du président Vladimir Poutine, des discussions ont eu lieu entre des représentants des administrations russe et américaine.
Zelensky a récemment déclaré qu’une percée pourrait être possible « avant la fin de l’année », en référence à la possibilité de progrès concrets dans les négociations de paix.
(Avec informations de l’EFE)
