Publié le 26 août 2025. Un psychiatre américain met en garde contre les conséquences d’un manque de sommeil chronique, qui peut altérer les fonctions cognitives et entraîner un « brouillard cérébral », et propose des stratégies simples pour améliorer la qualité du repos.
- Dormir moins de sept heures par nuit sur le long terme peut nuire à la mémoire et aux capacités cognitives.
- Le cerveau a besoin de sommeil pour éliminer les déchets métaboliques accumulés pendant la journée grâce au système glymphatique.
- Adopter un « couvre-feu neuronal » et limiter l’exposition aux écrans avant de dormir sont des mesures clés pour favoriser un sommeil réparateur.
Le docteur Daniel Amen, psychiatre californien spécialisé en neuroimagerie et fondateur des Amen Clinics, alerte sur les effets insidieux d’un sommeil insuffisant. Selon ses recherches, un manque de repos chronique ne se limite pas à une sensation de fatigue, mais peut avoir des conséquences bien plus graves sur le fonctionnement du cerveau.
« Le cerveau a besoin d’un minimum de sommeil pour nettoyer les ‘déchets métaboliques’ accumulés pendant la journée », explique le docteur Amen, décrivant ce processus essentiel comme un « lavage de cerveau nocturne » opéré par le système glymphatique. Lorsque ce nettoyage ne se déroule pas correctement, le risque de troubles cognitifs augmente significativement.
Pour contrer ces effets, le spécialiste recommande d’instaurer ce qu’il appelle un « couvre-feu neuronal », c’est-à-dire se coucher et se lever à des heures régulières chaque jour, y compris le week-end, en veillant à dormir au moins sept heures. Il souligne également l’importance de limiter l’exposition à la lumière bleue des écrans (téléphones portables, tablettes, ordinateurs) avant de se coucher, car celle-ci perturbe la production de mélatonine et retarde l’endormissement.
Le docteur Amen propose une solution simple pour ceux qui peinent à s’endormir : tenir un « journal des soucis ». Écrire ses préoccupations une demi-heure avant d’aller au lit permet de libérer l’esprit et de réduire l’anxiété.
Créer un environnement propice au sommeil est également primordial. Baisser la température de la chambre, utiliser des oreillers adaptés, privilégier une lumière tamisée et diffuser des huiles essentielles relaxantes comme la lavande sont autant de signaux qui aident le cerveau à se préparer au repos. Dans certains cas, le psychiatre précise que des compléments alimentaires naturels, toujours sous contrôle médical, peuvent être utiles : mélatonine pour réguler le rythme circadien, magnésium pour calmer le système nerveux, 5-HTP pour lutter contre l’anxiété nocturne et GABA pour favoriser la relaxation.
Pour en savoir plus sur les recommandations du docteur Amen, vous pouvez consulter l’article publié dans le New York Post.