Publié le 30 décembre 2025 à 10h00. Le Jury Électoral Spécial (JEE) de Lima Centro 1 a déclaré irrecevable une objection déposée contre le candidat à la présidence Mario Vizcarra, en raison d’un défaut de justificatif de paiement de la taxe électorale. Cette décision intervient dans le cadre de la préparation des élections générales de 2026.
- Le JEE a jugé l’objection recevable mais a demandé un délai pour régulariser le paiement de la taxe électorale.
- L’objection initiale portait sur le casier judiciaire de Mario Vizcarra, considéré comme un obstacle à sa candidature.
- La décision s’appuie sur l’article 38 du règlement électoral qui exige le paiement d’une taxe (1 UIT, soit 5 350 soles péruviennes) pour la validité d’une objection.
Le Jury Électoral Spécial (JEE) de Lima Centro 1 a rejeté l’objection déposée contre Mario Vizcarra, candidat du parti Pérou Primero, pour ne pas avoir joint la preuve du paiement de la cotisation électorale requise. La décision, formalisée par la résolution n° 08856-2025-JEE-LIC1/JNE, a été rendue publique ce 29 décembre, dans le cadre du calendrier officiel des élections générales de 2026.
Selon les informations communiquées, l’objection avait été soumise dans les délais impartis, mais manquait d’une condition de forme essentielle à son acceptation, empêchant ainsi une évaluation immédiate du fond de l’affaire. Le JEE a donc accordé un délai maximum d’un jour ouvrable au plaignant, Luis Miguel Caya Salazar, pour régulariser la situation, sous peine de déclarer l’objection irrecevable.
L’article 38 du règlement d’enregistrement des candidatures aux élections générales de 2026 stipule que toute objection doit être dûment motivée et accompagnée du paiement d’une taxe électorale équivalente à une Unité Imposable (UIT) – soit 5 350 soles péruviennes. L’examen du dossier a révélé que M. Caya Salazar n’avait pas fourni le justificatif de paiement requis, une omission considérée comme réparable par le JEE.
L’objection contre Mario Vizcarra émane d’une contestation citoyenne visant à empêcher sa participation aux élections de 2026. Le plaignant met en avant le casier judiciaire de l’ancien président, arguant qu’il constitue un obstacle juridique à sa candidature. Il est allégué que M. Vizcarra a été reconnu coupable d’un délit intentionnel contre l’administration publique, ce qui, selon la législation électorale, pourrait le disqualifier, même en cas de réhabilitation pénale.
L’appel remet également en question le rôle du système électoral, qui aurait admis la candidature de M. Vizcarra sans décision préalable concernant son casier judiciaire. Le plaignant estime que cette omission affaiblit les contrôles juridiques du processus et appelle le JEE et le Tribunal Électoral National (TEN) à déterminer si la situation de Mario Vizcarra correspond aux restrictions établies pour les candidats à la présidence.