Elena Rybakina s’empare officiellement de la première place mondiale du classement WTA à la suite de son sacre en finale de l’US Open, devançant Aryna Sabalenka de plus de 2 000 points. Ce triomphe à Flushing Meadows continue de faire réagir.
Le triomphe de Flushing Meadows et la consécration mondiale d’Elena Rybakina
La dernière levée du Grand Chelem a rendu son verdict. Elena Rybakina est désormais la nouvelle n°1 mondiale après avoir survolé les débats pour s’imposer en finale sur le score de 6-4, 5-7, 6-2. Une victoire éclatante qui lui permet de s’installer solidement au sommet de la hiérarchie internationale avec une avance confortable de plus de 2 000 points sur sa dauphine.
Derrière la nouvelle reine du circuit, le classement subi quelques secousses mais le haut de tableau reste inchangé avec Jessica Pegula au troisième rang, puis par Coco Gauff et Mirra Andreeva. Plus bas dans le top 10, l’Ukrainienne Elina Svitolina gagne deux positions pour s’emparer de la septième place mondiale, ouvrant la voie à sa compatriote Marta Kostyuk qui intègre le top 10 pour la toute première fois de sa carrière.
Les tensions de fin de match et la mise au point de Chanda Rubin
Si la performance sportive d’Elena Rybakina force l’admiration, la fin de rencontre a été marquée par l’attitude mouvementée d’Aryna Sabalenka sur le court new-yorkais. Entre une raquette fracassée au sol, des mots déplacés adressés à un caméraman et un repli dans les tribunes auprès de son clan plutôt que sur sa chaise, la Biélorusse s’est attirée de vives critiques de la part des observateurs.

L’Américaine et ancienne 6e joueuse mondiale, Chanda Rubin, a déclaré sur le plateau de Tennis Channel après la rencontre : « Son comportement après cette défaite était un peu immature. Et avant même qu’elles ne se serrent la main, elle frappait sa raquette contre le bord du banc ; puis elle est allée s’asseoir avec son équipe. Il y a certaines choses qu’il faut simplement encaisser, gérer sur le moment, et une fois que c’est fini, on peut faire ce qu’on veut. Mais elle n’est pas la première à être incroyablement déçue et à avoir envie de tout casser autour d’elle. Il faut juste être capable de se contrôler. Et je pense qu’à un moment donné, c’est là qu’elle va progresser et mûrir. C’est un processus pour nous tous. En tant que joueuse, on perd la plupart des semaines. C’est comme ça, et elle n’est pas la seule à être vraiment bouleversée, au point de ne même plus avoir envie de manger pendant des jours. Il faut qu’elle apprenne à se maîtriser. Elle approche de la trentaine, et ce n’était vraiment pas une belle image pour ce qui aurait dû être le grand moment de Rybakina ».
L’ancienne joueuse professionnelle a pointé du doigt les réactions épidermiques de la finaliste malheureuse avant même la poignée de main réglementaire. Tout en reconnaissant la déception immense qui étreint les athlètes à ce niveau de compétition, le consultant américain a insister sur la nécessité pour la championne de canaliser ses émotions afin d’éviter d’éclipser le sacre de son adversaire.
Les joueuses françaises marquent leur territoire au classement WTA
Du côté des Françaises, la principale information à retenir, après la mise à jour du classement WTA ce lundi, concerne Diane Parry. La Française, éliminée au 2e tour de l’US Open par Sorana Cirstea, est désormais la 30e joueuse mondiale, son meilleur classement en carrière.
La dynamique profite également à d’autres figures du tennis français, à l’instar de Fiona Ferro. Fiona Ferro (107e) devient de son côté la n°2 française à la faveur de son titre au WTA 125 de Montreux. Viennent ensuite Léolia Jeanjean (108e, + 19), Varvara Gracheva (154e, -6) et Elsa Jacquemot (156e), qui perd 42 places au classement.