Chicago a connu une baisse spectaculaire de la criminalité violente en 2025, enregistrant le nombre de meurtres le plus bas depuis 1965. Cette amélioration significative de la sécurité publique, qui contraste fortement avec les années précédentes, suscite un débat sur les facteurs qui contribuent à cette tendance.
À retenir
- Le nombre de meurtres à Chicago a chuté à 416 en 2025, le plus bas niveau depuis 1965 (395 meurtres).
- Les fusillades et les victimes par balle ont également diminué de manière significative, avec une baisse respective de 36 % et 32 % par rapport à 2024.
- Les experts du Crime Lab de l’Université de Chicago soulignent qu’il est difficile d’identifier les causes exactes de cette baisse, qui semble s’inscrire dans une tendance nationale.
Contexte
Les données préliminaires de la police de Chicago, publiées le 24 janvier 2026, révèlent une amélioration notable de la situation sécuritaire. En 2025, la ville a enregistré 416 meurtres, contre 587 en 2024. Le nombre de fusillades a diminué de 2 274 en 2024 à 1 471 en 2025, tandis que le nombre de victimes par balle est passé de 2 797 à 1 847 sur la même période. Ces chiffres, bien que préliminaires et susceptibles de légères modifications, confirment une tendance à la baisse de la criminalité violente.
Le surintendant de police Larry Snelling a souligné l’importance des partenariats et de la collaboration à tous les niveaux pour expliquer cette évolution. « Nos partenariats, tout le monde travaille ensemble, à tous les niveaux, en interne au sein du département de police de Chicago, avec une direction descendante et une police axée sur le renseignement », a-t-il déclaré.
Ce qui change
La baisse de la criminalité violente à Chicago a un impact direct sur la sécurité des habitants et la qualité de vie dans la ville. Les investissements dans les programmes de prévention de la violence, l’emploi des jeunes, les services de santé mentale et comportementale, ainsi que les divisions stratégiques de la police, semblent porter leurs fruits, selon le maire Brandon Johnson. « Donc, qu’il s’agisse de partenariats ou d’investissements, c’est nécessaire. Il s’agit d’investissements dans l’emploi des jeunes, dans les services et le soutien en matière de soins de santé mentale et comportementale. Mais cela signifie également que nous devons investir dans les divisions stratégiques de la police », a-t-il affirmé.
Domonique McCord, de la Metropolitan Peace Academy, a salué les efforts concertés de réduction de la violence, tout en soulignant que chaque incident reste une tragédie. « Une fusillade, ou un, vous savez, un meurtre, c’est un meurtre de trop. Mais quand on pense à un effort concerté sur 10 ans pour réduire la violence, cela avance dans la direction que nous attendons », a-t-elle précisé.
Prochaines étapes
Une préoccupation majeure est l’impact potentiel de la réduction des fonds fédéraux destinés aux programmes d’intervention en matière de violence communautaire. Certains craignent que cette diminution de financement ne compromette la tendance positive observée en 2025 et ne conduise à une recrudescence de la criminalité en 2026. Il sera crucial de surveiller l’évolution de la situation et d’évaluer l’efficacité des programmes de prévention existants pour maintenir les progrès réalisés.
Kim Smith, du Crime Lab de l’Université de Chicago, a souligné la complexité de la situation : « La réponse honnête est que nous ne savons pas exactement pourquoi la criminalité est en baisse. Il s’est produit beaucoup de choses ces dernières années, comme nous le savons tous, de nombreux facteurs économiques, sociaux et institutionnels. Ils changent tous en même temps. »
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Meurtres (2025) | 416 |
| Meurtres (2024) | 587 |
| Fusillades (2025) | 1 471 |
| Fusillades (2024) | 2 274 |
| Victimes par balle (2025) | 1 847 |
| Victimes par balle (2024) | 2 797 |
Sources
Données préliminaires de la police de Chicago, 24 janvier 2026.
