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Envisager de donner des hormones aux femmes sur ordonnance bleue

Publié le 30 octobre 2025 à 06h35. Mise à jour le 30 octobre 2025 à 06h56. La Direction des produits médicaux doit rendre ses conclusions cette semaine sur l'opportunité d'élargir l'accès aux traitements hormonaux prescrits sur ordonnance bleue…

Envisager de donner des hormones aux femmes sur ordonnance bleue

Publié le 30 octobre 2025 à 06h35. Mise à jour le 30 octobre 2025 à 06h56. La Direction des produits médicaux doit rendre ses conclusions cette semaine sur l’opportunité d’élargir l’accès aux traitements hormonaux prescrits sur ordonnance bleue pour les femmes souffrant de symptômes liés à la ménopause, une mesure qui pourrait alléger le fardeau financier pour des milliers de patientes.

  • Un tiers des femmes présentent des troubles significatifs pendant la ménopause, mais seules 4 % bénéficient actuellement d’une prise en charge via l’ordonnance bleue.
  • Les critères actuels d’éligibilité à l’ordonnance bleue sont jugés trop restrictifs par les professionnels de santé et les associations de femmes.
  • Le gouvernement s’est engagé à revoir ces critères, et une évaluation de la DMP (Direction de la médecine préventive) est attendue prochainement.

Les critères d’accès aux traitements hormonaux prescrits sur ordonnance bleue, qui permettent une prise en charge financière partielle, sont actuellement trop stricts, estiment de nombreux acteurs de la santé. Selon Liv Bjørnhaug Johansen, conseillère principale pour la santé des femmes à NTB, près d’un tiers des femmes rencontrent des problèmes de santé importants pendant la ménopause, mais très peu remplissent les conditions requises pour bénéficier de cette aide.

L’organisation norvégienne de femmes Sanitetskvinnenne plaide depuis longtemps pour une meilleure prise en charge de la santé des femmes, et plus particulièrement des questions liées à la ménopause. L’an dernier, près de 300 000 femmes de plus de 35 ans ont reçu un traitement hormonal pour des troubles liés à la ménopause, mais seulement environ 4 % ont pu bénéficier de l’ordonnance bleue, le reste devant assumer l’intégralité des coûts.

« Le traitement peut être coûteux, et il semble injuste que l’accès à la prise en charge dépende de la situation financière de la patiente, surtout lorsque les symptômes affectent sa qualité de vie et sa capacité à fonctionner »,

Marianne Natvik, médecin généraliste

Les critères actuels imposent des conditions très précises, comme la nécessité de subir plus de six bouffées de chaleur par jour, dont au moins une durant plus de 15 minutes, pour être éligible à l’ordonnance bleue. Selon Marianne Natvik, ces exigences sont souvent irréalistes et ne reflètent pas la réalité clinique.

Elle souligne également que les recommandations actuelles préconisent un traitement hormonal pour les femmes qui entrent en ménopause entre 40 et 45 ans, même en l’absence de symptômes, afin de prévenir l’ostéoporose et les maladies cardiovasculaires, mais que ce traitement n’est pas remboursé par l’ordonnance bleue.

Le Parti travailliste avait promis, lors de la campagne électorale, de revoir ces règles. L’évaluation de la DMP, attendue avant le 1er novembre, doit déterminer quels groupes de femmes souffrant de troubles liés à la ménopause pourraient bénéficier de l’ordonnance bleue, et évaluer les conséquences budgétaires d’une telle mesure.

Sanitetskvinnenne se réjouit de l’engagement du gouvernement, mais espère que les changements seront intégrés au budget de l’année prochaine.

« Nous savons qu’il existe un large soutien politique de tous les partis pour garantir aux femmes l’accès à ce traitement sur ordonnance bleue »,

Liv Bjørnhaug Johansen, conseillère principale pour la santé des femmes à NTB

Un enjeu majeur est le coût potentiel d’une généralisation de l’accès aux traitements hormonaux. Les professionnels de santé estiment qu’il est essentiel de cibler les femmes souffrant de symptômes invalidants qui les empêchent de travailler et de mener une vie normale. L’objectif est de réduire les arrêts de travail et de permettre aux femmes de rester actives le plus longtemps possible.

Marianne Natvik se dit favorable à une certaine réglementation de l’accès aux traitements hormonaux, mais espère que l’évaluation de la DMP permettra d’assouplir les critères actuels et de prendre en compte l’ensemble des symptômes affectant la qualité de vie des femmes.

L'objectif du gouvernement est de contribuer à garantir que les femmes travaillent jusqu'à la ménopause. Le traitement sur ordonnance des maladies graves et la facilitation sur le lieu de travail peuvent aider.
L’objectif du gouvernement est de contribuer à garantir que les femmes travaillent jusqu’à la ménopause. Le traitement sur ordonnance des maladies graves et la facilitation sur le lieu de travail peuvent aider. Photo : Gorm Kallestad / NTB

Pour plus d’informations sur l’hormonothérapie et la ménopause, vous pouvez consulter le site Helsenorge.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.