L’organisme d’accréditation NCQA lance une consultation publique sur les futures normes d’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de l’assurance maladie, tandis que les hôpitaux se penchent sur la nécessité de renforcer la sécurité de leurs équipes face à une augmentation des incidents violents.
NCQA (National Committee for Quality Assurance) invite les patients, les assureurs, les professionnels de santé et les autorités publiques à faire part de leurs observations sur son projet de programme d’accréditation et d’évaluation des plans de santé pour 2027. La consultation, ouverte jusqu’au 5 décembre, porte sur des aspects cruciaux tels que la structure du programme, la gouvernance de l’IA, les évaluations préalables à son déploiement, ainsi que les mécanismes de suivi et d’intervention.
Parallèlement, un hôpital envisage la création d’un nouveau poste de direction dédié à la sécurité, suite à une recrudescence des agressions envers le personnel soignant. Le débat porte sur l’appellation la plus appropriée : privilégier un intitulé axé sur la sûreté ou sur la sécurité. L’utilisation du terme « sécurité publique » a suscité des inquiétudes, certains craignant qu’il ne confère au titulaire des pouvoirs excessifs ou qu’il ne soit perçu comme relevant davantage du domaine de l’application de la loi. D’autres ont souligné que l’adjectif « public » pourrait davantage concerner les patients et les visiteurs que les employés.
Un récent rapport de Black Book Research sur la gouvernance de l’IA a également été évoqué. Selon cette étude, les budgets alloués à la surveillance de l’IA restent insuffisants, avec une médiane de 4,2 % des budgets globaux consacrés à la qualité et à la sécurité informatique pour 2026. Il est difficile, cependant, de situer ce chiffre dans une perspective comparative, car la gouvernance de l’IA est un processus en constante évolution, contrairement à la mise en œuvre de solutions spécifiques.
Dans un autre registre, une étude récente de PerfectServe met en lumière l’utilisation croissante des émojis dans les communications médicales. L’analyse révèle que les membres des générations silencieuse et des baby-boomers sont les plus enclins à utiliser des émojis classiques, tandis que les millennials privilégient les GIF et la génération Z les mèmes et les photomojis. Les auteurs de l’étude ont constaté que les émojis sont perçus comme un moyen d’exprimer la politesse et une intention positive, et que le « pouce levé » est l’emoji le plus fréquemment utilisé dans les échanges médicaux.
Enfin, l’IA continue d’ouvrir de nouvelles perspectives dans des domaines inattendus. Un ami a récemment mentionné l’application Session Guardian, qui utilise la reconnaissance vocale pour générer des résumés de sessions de jeux de rôle sur table, comme Donjons et Dragons. L’application offre également des analyses du jeu, semblables à des podcasts, et permet de créer une base de connaissances. L’entreprise assure que les données des utilisateurs ne sont pas utilisées pour entraîner les systèmes d’IA d’entreprises tierces comme Anthropic, Google Cloud AI et OpenAI.
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