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Espoir d’une solution de paix en Ukraine

by Clara Dubois

Une rencontre inattendue à Mar-a-Lago a réuni dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’ancien président américain Donald Trump, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine s’intensifient. L’espoir d’une avancée vers un accord de paix, porté par Zelensky, se heurte toutefois aux exigences de Trump et à la complexité des enjeux territoriaux et sécuritaires.

L’ancien président Trump s’est montré confiant quant à la possibilité d’un accord, affirmant : « Nous avons tout ce qu’il faut pour un accord. » Il a évoqué de « grands avantages économiques » pour l’Ukraine découlant d’une paix négociée, tout en balayant d’un revers de main les questions de garanties de sécurité pour Kiev. « Ce sera un accord fort. Les nations européennes sont très impliquées dans ce dossier », a-t-il simplement déclaré.

La rencontre, qui s’est déroulée dans le club privé de Mar-a-Lago, intervient après une période de relations tumultueuses entre les deux hommes. Au début de l’année, Trump avait vivement critiqué Zelensky lors d’une dispute au Bureau ovale. Le contraste avec l’accueil réservé en Floride est frappant.

Zelensky a, de son côté, exprimé son optimisme, soulignant que 90 % d’un plan de paix en 20 points, élaboré conjointement avec les États-Unis, avait déjà été finalisé. Sur le réseau social X, il a affirmé que « beaucoup de choses peuvent être décidées d’ici la fin de l’année », signalant une dynamique diplomatique plus active que depuis le début de l’invasion russe en février 2022.

Cependant, Trump a tempéré cet enthousiasme, déclarant à la chaîne Politico que Zelensky « n’a rien jusqu’à ce que je l’approuve ». Il a également révélé avoir eu une conversation « très bonne et très productive » avec Vladimir Poutine avant la rencontre avec Zelensky, ce qui pourrait indiquer une convergence des positions entre les deux dirigeants.

Les négociations portent notamment sur l’avenir d’environ 25 % de la région de Donetsk, une superficie équivalente au canton de Berne, actuellement contrôlée par l’Ukraine. La proposition américaine d’une zone démilitarisée dans cette région contestée n’a pas été abordée dans l’immédiat. Le statut de la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par la Russie, et les détails des garanties de sécurité pour l’Ukraine restent également des points de friction.

La délégation ukrainienne était dirigée par le président Zelensky et comprenait le ministre de l’Économie, Olexi Sobolevauf, dont la présence suggère que la reconstruction de l’Ukraine d’après-guerre pourrait également faire partie des discussions. Du côté américain, le secrétaire d’État Marco Rubio, la chef de cabinet de la Maison Blanche Susie Wiles, ainsi que les négociateurs Jared Kushner et Steve Witkoff étaient présents.

Par ailleurs, Trump a minimisé les récentes frappes russes sur l’Ukraine, soulignant que Kiev avait également mené des attaques sur le territoire russe. « Il y a eu des explosions en Russie, et elles n’ont pas été provoquées par le Congo », a-t-il ironisé.

Cette rencontre intervient dans un contexte de stagnation sur le champ de bataille, où les forces russes progressent lentement le long de la ligne de front de 1 200 kilomètres, tout en intensifiant les attaques contre les infrastructures civiles ukrainiennes. L’Ukraine, de son côté, cible de plus en plus d’installations militaires et énergétiques en Russie.

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